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L'album "Mezzanine" de Massive Attack est désormais stocké sur de l'ADN artificiel

© Massive Attack | La pochette de "Mezzanine", l'album de Massive Attack.

Texte par Ana BENABS

Dernière modification : 23/04/2018

Pour ses 20 ans, le quatrième album de Massive Attack a été retranscrit sur des brins d'ADN par des scientifiques suisses.

En 2013, des scientifiques de l'Institut européen de bioinformatique avaient réussi à stocker des extraits du célèbre discours de Martin Luther King, "I Have a Dream", sur un brin d'ADN. Une nouvelle technique d'archivage, qui permettait alors la quasi-immortalité de données en grande quantité, sachant que notre ADN peut conserver jusqu'à 200 pétaoctets d'information par gramme

VOIR AUSSI : Le stockage des données sur ADN est une technique super efficace mais encore onéreuse

Cinq ans plus tard, des chercheurs de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) ont choisi l'album "Mezzanine" du groupe britannique Massive Attack pour réitérer l'expérience.

Pour ceci, les scientifiques de l'ETH ont retranscrit les séquences binaires des morceaux de "Mezzanine" en un code similaire à celui de la base azotée de l'ADN, c'est à dire sous les lettres A, C, G et T. Au total, il aura fallu 920 000 brins d'ADN pour que l'album de Massive Attack, qui fêtait ses 20 ans le 20 avril dernier, soit intégralement retranscrit sous cette nouvelle forme.

Les chercheurs précisent que ces brins seront rassemblés dans 5 000 perles de verre par TurboBeads, une entreprise dérivée de l'ETH. Invisibles à l'œil nu, ces minuscules sphères seront ensuite conservées dans une "petite bouteille d'eau", et le quatrième disque de Massive Attack traversera des centaines de siècles sans encombre. Le projet devrait être complètement terminé d'ici "un mois ou deux"

Ce n'est pas la première fois qu'un morceau de musique est inscrit sur de l'ADN : en octobre 2017, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne stockaient deux titres – "Tutu" de Miles Davis et "Smoke on the Water" du groupe Deep Purple – de la même façon. Mais parvenir à retranscrire un album complet, c'est une grande première.

Désormais, nous pouvons espérer que nos arrières-arrières-arrières petits-enfants auront accès à ce chef-d'œuvre trip-hop, puisque cette biomémoire pourrait durer "plusieurs centaines de milliers d'années", explique Robert Grass, un professeur de l'ETH. 

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 23/04/2018