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Afrique du Sud: un mort dans des manifestations contre la corruption

© AFP | Heurts entre manifestants et forces de police, le 20 avril 2018 à Mahikeng, en Afrique du Sud

JOHANNESBURG (AFP) - 

Un adolescent a été tué lundi soir en Afrique du Sud lors de manifestations violentes qui avaient provoqué la semaine dernière le retour précipité au pays du président sud-africain Cyril Ramaphosa, a indiqué la police mardi.

"Un garçon de 16 ans a été retrouvé mort pendant les manifestations violentes hier soir (lundi) à Taung" (nord-ouest), a déclaré à l'AFP Sabata Mokgwabone, porte-parole de la police.

Une enquête pour meurtre a été ouverte, selon la même source, qui n'a pas précisé les circonstances de la mort de l'adolescent.

Des manifestations ont éclaté la semaine dernière dans la province sud-africaine du Nord-Ouest pour protester contre le manque de services publics et dénoncer la corruption.

Les protestataires exigent la démission du Premier ministre de la province, Supra Mahumapelo, un allié de l'ancien président Jacob Zuma contraint de démissionner en février sur fond de scandales.

Des affrontements ont opposé la semaine dernière manifestants et forces de l'ordre dans la ville de Mahikeng, chef-lieu du Nord-Ouest, obligeant Cyril Ramaphosa à écourter sa participation à un sommet du Commonwealth à Londres.

Ce dernier s'est rendu sur place vendredi et a promis d'"agir aussi vite que possible pour apporter une réponse à tous les problèmes".

Le week-end a été calme à Mahikeng, mais la colère s'est propagée lundi à une autre ville de la province, Taung, située à près de 300 kilomètres plus au sud.

Des violences y ont opposé des manifestants et la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, selon les médias locaux. Des magasins ont été pillés et des bâtiments incendiés.

Mardi, des manifestants ont de nouveau barré une route nationale, selon Sabata Mokgwabone.

Les brusques flambées de violence urbaine, désignées sous le nom d'"émeutes pour l'amélioration des services publics", sont quotidiennes ou presque en Afrique du Sud. Mais le déplacement d'un président pour ce genre d'incidents reste exceptionnel.

"Notre jeune démocratie a été prise en otage par une clique égoïste déterminée à accumuler le plus de richesses possible, tandis que la majorité de la population est sans emploi", a dénoncé mardi le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA).

Les accusations contre Supra Mahumapelo sont "multiples", a-t-il ajouté, citant l'attribution récente d'une bourse universitaire de 1 million de rands (près de 70.000 euros) au fils du Premier ministre de la province, "l'effondrement du système de santé" et l'achat de bétail pour un million de rands destiné à Jacob Zuma.

Près d'un quart de siècle après la fin officielle du régime d'apartheid, la société sud-africaine reste extrêmement inégalitaire. Dans de nombreux quartiers, l'accès à l'eau et l'électricité restent rares, et les logements précaires. Le pays se débat avec un taux de chômage record de près de 28%.

© 2018 AFP