Découvertes

D'étranges trous dans l'Arctique intriguent les scientifiques de la NASA

John Sonntag/Operation IceBridge/NASA

Lors d'une mission pour la NASA, des chercheurs ont identifié trois trous en pleine banquise. Leur origine est inconnue.

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Au milieu du mois d'avril, l'Agence spatiale européenne découvrait un mystérieux cratère sur Mars sans pouvoir en expliquer la nature. Aujourd'hui, c'est au tour de l'Arctique de poser une colle à la science, et plus particulièrement à la NASA.

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Le samedi 14 avril dernier, des chercheurs de la NASA survolaient la mer de Beaufort, au Nord du Canada, pour l'opération IceBridge. Partis pour observer des zones de la banquise négligées lors d'une mission en 2013, le scientifique John Sonntag et son équipe ont découvert un phénomène auquel ils ne s'attendaient pas : de mystérieux trous en pleine mer de glace. Dans un article mis en ligne sur le site de la NASA, John Sonntag explique "ne jamais avoir vu ce genre de phénomène autre part". 

Les différences de couleurs de la glace prouvent que cette dernière est jeune et peu épaisse, tandis que la "gouttière" en haut de la photo montre qu'elle est la résultante d'une collision entre deux blocs de glace. Mais ceci n'explique pas les creux observés sur place.

Deux hypothèses s'imposent alors : la première serait que les trous auraient été créés par des phoques, afin qu'ils puissent remonter à la surface pour respirer. Une théorie plausible quand on voit à quoi ressemblent lesdites cavités creusées habituellement par ces mammifères marins. "Les vagues autour des trous peuvent être dues au mouvement de l'eau lorsque les phoques remontent à la surface", explique Walt Meier, un scientifique du centre d'information américain National Snow and Ice Data Center dans l'article. "Ou bien, il pourrait simplement s'agir des conséquences de la création du trou lui-même". 

La seconde serait le phénomène de convection, une hypothèse également évoquée dans l'article de la NASA. "L'eau est généralement peu profonde à cet endroit", précise Chris Shuman, glaciologue de l'Université du Maryland basé au Goddard Space Flight Center de la NASA. "Il pourrait donc s'agir de sources d'eaux chaudes provenant des montagnes qui viendraient se manifester." Il ajoute enfin que des courants chauds du fleuve Mackenzie ou de la mer de Beaufort pourraient également être responsables des trous, faisant alors fondre la glace déjà fine dans la zone. Pour l'instant, le mystère reste entier. 

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