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Journaliste assassinée à Malte: "personne ne sera protégé" dans l'enquête

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Paris (AFP)

Les éventuels commanditaires de l'assassinat à Malte de la journaliste et blogueuse anticorruption Daphne Caruana Galizia seront poursuivis, s'ils sont découverts, "qui qu'ils soient", a assuré mardi à l'AFP le ministre maltais des Affaires étrangères, Carmelo Abela, de passage à Paris.

"Le gouvernement maltais accorde à cette affaire toute l'attention requise", a-t-il affirmé. "Nous voulons parvenir à découvrir qui a envoyé ces trois personnes qui sont actuellement emprisonnées".

Trois hommes, connus de la police maltaise pour leurs activités criminelles, ont été arrêtés et inculpés le 5 décembre. Ils ont plaidé non coupables d'avoir fabriqué la bombe qui a tué la journaliste et de participation à une organisation criminelle.

"Le gouvernement maltais veut savoir s'ils ont agi de leur propre chef ou s'ils ont un commanditaire", a-t-il ajouté. "Clairement, s'il y a des preuves qu'ils ont agi pour le compte de quelqu'un, ce quelqu'un, qui que ce soit, sera traduit en justice".

Dans cette enquête exceptionnelle, qui a attiré sur Malte l'attention du monde entier, "personne ne sera protégé, et nous l'avons dit depuis le premier jour" a ajouté le chef de la diplomatie maltaise. "Si quelqu'un apporte des informations, des preuves de l'implication de telle ou telle personne, l'offre de récompense d'un million d'euros que nous avons annoncée est toujours valide."

Quarante-cinq journalistes du monde entier ont récemment repris, dans le cadre du "Projet Daphne" mené par le consortium "Forbidden stories", le travail d'enquête de Daphne Caruana Galizia sur la corruption dans le plus petit pays de l'Union européenne.

Pendant six mois, ces 45 journalistes provenant de 18 médias internationaux ont travaillé ensemble pour éplucher l'énorme masse de documents laissés par Mme Caruana Galizia, tuée le 16 octobre 2017, à 53 ans, dans l'explosion de sa voiture piégée.

"Je peux comprendre la mobilisation des médias internationaux sur cette affaire", a commenté M. Abela, "elle le mérite, mais je voudrais en connaître les raisons. Il y a récemment eu un autre cas, en Slovaquie, l'assassinat d'un journaliste et de sa fiancée, et je constate qu'il n'y a pas la même mobilisation d'un consortium de journalistes".

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