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Dans la presse

"Ce que nous achetons bon marché peut coûter très cher à d'autres"

Capture d'écran France 24

À la une de la presse ce mardi 24 avril : l’assassinat du numéro deux de la rébellion houthie au Yémen, le cinquième anniversaire du drame du Rana Plaza au Bangladesh, ainsi que de l’adoption du mariage homosexuel en France, une greffe de pénis réussie aux États-Unis, et la naissance du troisième enfant de William et Kate au Royaume-Uni.

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À la Une de la presse ce matin : la mort, annoncée hier, du chef politique des rebelles chiites houthis, assassiné au Yémen, dans une frappe de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.

 

D’après Arab News, Saleh al-Sammad aurait été tué la semaine dernière dans l'ouest du Yémen. Le quotidien saoudien le présente comme le numéro deux de la rébellion houthie soutenue par l’Iran, juste derrière le chef suprême Abdel Malek al-Houthi, et affirme que sa disparition porte «un coup majeur aux milices chiites qui combattent le gouvernement yéménite soutenu par la coalition depuis mars 2015». Une déclaration que conteste Franck Mermier. D’après ce spécialiste du Yémen, interrogé par nos confrères de RFI, la mort de Saleh al-Sammad n'aura «pas d'impact majeur sur la rébellion». Selon lui, al-Sammad était (en réalité) une (simple) vitrine du pouvoir rebelle», qui a aussitôt annoncé hier son remplacement à la tête duConseil politique par Mehdi Hussein al-Machat.

 

Au Bangladesh, on commémore aujourd’hui le cinquième anniversaire de l’incendie du Rana Plaza. Le 24 avril 2013, cet immeuble de la capitale, Dacca, s’était effondré, faisant 1 138 morts parmi les 5 000 employés du textile qui travaillaient dans le bâtiment. Dacca, c'est aussi là où travaille l’ouvrier qu’on voit à la une de La Croix, ployant sous un tas de vêtements, comme une bête de somme. Après le Rana Plaza, se souvient La Croix, «l’émotion a été immense à travers le monde», provoquant une prise de conscience sur les conditions épouvantables auxquelles sont soumis ces «forçats du travail». Une émotion qui ne fut pas sans lendemain, puisque des accords ont été signés entre les acheteurs internationaux, les patrons locaux et les syndicats pour améliorer la sécurité de ces travailleurs. Une loi a même été votée en France, qui oblige les entreprises à s’assurer que leurs sous-traitants respectent les droits humains. Mais ces avancées restent «fragiles», d’après le journal, qui invite tous les consommateurs «à réfléchir aux conséquences de leurs achats» pour les vêtements comme ceux fabriqués au Bangladesh mais aussi «pour la nourriture importée de pays lointains». «Ce que nous achetons à bon marché peut coûter très cher à d’autres», rappelle La Croix. Selon le journal, plus de 25 millions de personnes sont encore victimes de travail forcé à-travers le monde.

 

Il y a 5 ans, c’était aussi, en France, l’adoption du mariage pour tous. «Je ne m’attendais pas à un tel déferlement de haine», raconte Michael dans Le Monde à propos des débats qui ont précédé l’adoption du mariage homosexuel, le 23 avril 2013. Cette année-là, Michael a 25 ans, et c’est avec un mélange de surprise, de tristesse et de colère, qu’il regarde les tracts de la «Manif pour tous», et les tags sur les trottoirs, qu’il écoute les discussions «sur toutes les chaînes de télé et de radio, à la cantine au boulot ou lors des dîners avec les amis». Il s’indigne, alors, de ce que ses «droits fondamentaux fassent l’objet d’un débat». Alix, elle, regrette que les homosexuels n’aient toujours pas accès, aujourd’hui, à tous les droits des couples mariés hétérosexuels, notamment à la procréation médicalement assistée, la PMA. Malgré ces frustrations, cinq ans après son adoption, le mariage pour tous est aujourd’hui entré dans les mœurs. L’Obs cite plusieurs sondages faisant état de plus de deux Français sur trois se déclarant désormais favorables aux unions homosexuelles. «L’apocalypse annoncée n’a pas eu lieu», ironise le site.

 

Un mot, également, de cette avancée médicale aux États-Unis, où une équipe de chirurgiens annonce avoir réussi la première greffe de pénis et de scrotum au monde. Le Monde rapporte que l’opération, qui a nécessité 14 heures de travail et une équipe de 9 chirurgiens, a eu lieu le mois dernier, sur un militaire américain blessé dans une explosion en Afghanistan. Il devrait bientôt pouvoir retrouver des fonctions urinaires et sexuelles presque normales, selon ses médecins. Mais ce n’est pas la première fois qu’une telle greffe est pratiquée. La première a eu lieu en 2006 en Chine, sauf que le patient avait dû être opéré de nouveau pour enlever son pénis, à cause des «graves problèmes psychologiques» que cette greffe avait provoqués en lui, mais aussi chez son épouse.

 

Tout autre chose, pour terminer, quoique… Le Royaume-Uni a accueilli hier son troisième «royal baby». L’heureux événement fait la une de toute la presse britannique, à commencer par celle du très sérieux et très vénérable Guardian. Le journal, pourtant peu suspect de sympathie envers la royauté, revient sur la présentation par le Duc et la Duchesse de Cambridge de leur nouveau fils à la sortie de la maternité hier. Le Times rappelle quant à lui qu’avec le petit George et la petite Charlotte, cela fera trois enfants pour le couple. D’après le quotidien conservateur, le prince William est un peu «inquiet» à l’idée de franchir le cap de la famille nombreuse. Ce n’est pas The Daily Express qui va le détromper. Un brin rabat-joie, le tabloïd explique «trois enfants, c’est trois fois plus de soucis», et des soucis «à vie». L’inénarrable Sun nous dit tout tout tout sur le nouveau-né, sauf son prénom, qui n’a pas encore été dévoilé. Il pèse notamment 3 kg 800. Un beau bébé donc, né le jour de la saint George, saint patron de l’Angleterre et prénom de son frère.

 

 

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