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FRANCE-ESPAGNE

Pays basque : avant sa dissolution, l’ETA rend ses dernières armes à la justice française

"Notre action a nui à des citoyens et des citoyennes sans aucune responsabilité", a reconnu l'ETA, vendredi 20 avril.
"Notre action a nui à des citoyens et des citoyennes sans aucune responsabilité", a reconnu l'ETA, vendredi 20 avril. AFP
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Moins de dix jours avant l'annonce attendue de sa dissolution, l'organisation indépendantiste basque ETA a rendu à la justice française ses dernières armes. Le groupe a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après 43 ans de violences.

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L'organisation indépendantiste basque ETA, qui doit annoncer le 4 mai sa dissolution, a livré mercred 25 avril à la justice française plusieurs malles d'armes et de munitions.

"Un renseignement anonyme m'a indiqué qu'une quantité d'armes appartenant à l'organisation terroriste ETA avait été déposée dans un endroit à Bayonne-Sud", a expliqué le procureur de la République de Bayonne Samuel Vuelta Simon, confirmant une information du journal espagnol El Mundo.

Ces armes ont été récupérées par la police et sont en cours d'analyse, a ajouté le procureur, qui a immédiatement saisi le parquet antiterroriste de Paris. Selon une source proche de l'enquête, les policiers ont récupéré quatre malles laissées "à l'air libre en pleine ville" et contenant "une vingtaine d'armes de poing, plusieurs centaines de munitions 9 mm et 38 spécial, un cordeau détonateur de 20 mètres", ainsi que de nombreux détonateurs électroniques.

Les policiers ont également trouvé quelque 200 fausses plaques d'immatriculation et du matériel pouvant servir à voler des voitures. Le tout avait été "déposé fraîchement" dans le lieu indiqué au procureur par un "courriel anonyme".

>> À lire sur France 24 : "Pays basque : les excuses de l'ETA ne règlent pas la question des responsabilités"

Un pardon aux victimes

ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Pays Basque et Liberté) naît en 1959 dans la lutte contre le franquisme, avant de renoncer, quarante-trois ans plus tard, en octobre 2011, à la lutte armée. Une lutte au nom de l'indépendance du Pays basque et de la Navarre qui a fait 829 morts attribués au groupe clandestin. Dans une étape majeure et spectaculaire vers la paix, il avait livré le 8 avril 2017 aux autorités françaises une liste de huit caches d'armes dans les Pyrénées-Atlantiques, un geste savamment médiatisé par des "artisans de la paix" sur place.

Cette initiative avait été saluée par Paris mais jugée insuffisante par l'Espagne, qui a appelé l'organisation à s'autodissoudre sans conditions. Le 20 avril, l'ETA a pour la première fois demandé "pardon" à ses victimes, préambule nécessaire à cette dissolution unilatérale. Une conférence internationale, "primordiale" pour le processus de paix au Pays Basque, doit se tenir le 4 mai près de Bayonne. Elle devrait précéder l’annonce de la dissolution définitive de l’ETA.

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