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Dans la presse

Donald Trump et Emmanuel Macron : "bromance", "pellicules"... et Iran

France 24

A la une de la presse, ce mercredi 25 avril, les commentaires de la presse britannique sur la visite d’État d’Emmanuel Macron aux États-Unis, également scrutée de près par la presse moyen-orientale. La polémique sur le "nouvel antisémitisme" présumé en France. La mort de l’ancien sélectionneur des Bleus Henri Michel. Et un geste routier qui a sauvé la vie d’un Américain.

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A la une de la presse, ce matin, la visite d’Etat d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis… une visite scrutée avec attention au Royaume-Uni.

La presse britannique se passionne pour les discussions en cours entre le président français et Donald Trump sur l’accord sur le nucléaire iranien. D’après The Financial Times, Emmanuel Macron serait «ouvert» à l’idée d’un nouvel accord, ce qui signifie qu’il se serait rapproché de la position du président américain, qui ne cesse de vilipender l’accord de son prédécesseur, Barack Obama.

Mais ce qui passionne encore plus les journaux Outre-Manche, c’est l’idylle affichée entre les deux présidents. The Times a visiblement particulièrement apprécié le baise-main d’Emmanuel Macron à Melania Trump, perçu comme la manifestation de «l’offensive de charme» du président français envers… Donald Trump. The Independent, lui, a préféré le main dans la main des deux dirigeants sur le perron de la Maison-Blanche. «Emmanuel Macron a répondu favorablement à la demande de Donald Trump de remanier l’accord sur le nucléaire iranien», indique la légende. Le plus sentimental, sans doute, c’est Metro, qui soupire: «It must be amour», en version originale, avec un cœur à la place du «o». Entre les deux présidents français, «ce doit être de l’amour». Si ce n’est pas un peu de dépit amoureux, ça y ressemble

The Guardian, lui, a plutôt remarqué le geste de Donald Trump envers Emmanuel Macron, lors de la séance photo qui a suivi, justement, leur discussion sur le nucléaire iranien dans le bureau ovale. Devant l’objectif des photographes, le président américain s’est approché du chef de l’Etat français en faisant mine d’épousseter son costume, comme si Emmanuel Macron avait laissé choir quelques pellicules sur sa veste, en faisant cette déclaration: «Nous avons une relation très particulière, en fait je vais enlever ces pellicules, il faut qu'il soit impeccable, voilà il est impeccable» - un geste qui pourrait sembler incongru, mais pas aux yeux du Guardian, qui évoque une «diplomatie des pellicules». D’après le journal, ce geste serait en réalité le signe que Donald Trump cherche délibérément à susciter un malaise chez son nouvel ami, pour mieux le déstabiliser. «Pour le bien de la stabilité internationale, espérons que Trump se contentera de sa blague sur les pellicules, et que le dîner d’Etat de ce soir ne se transformera pas en tempête sur Twitter sur la taille respective de leur bouton nucléaire».

Beaucoup d’attention, également, du côté de la presse moyen-orientale. Au Liban, L’Orient Le Jour annonce qu’Emmanuel Macron «tente une synthèse» avec le président américain, en s’appuyant sur sa déclaration sur le fait que la France et les Etats-Unis ne «déchiraient» pas un accord «pour aller nulle part», mais qu’ils construisaient «un nouvel accord plus large», pour «fixer tous les sujets de la région».D’après The Jerusalem Post, les Etats-Unis et la France se seraient mis d’accord pour «un nouvel accord à long terme sur le nucléaire iranien» - et la photo des pellicules refait son apparition à la une du quotidien israélien.

La presse française, elle, réagit à la polémique déclenchée par une tribune publiée dimanche sur l’apparition présumée d’un « nouvel antisémitisme » en France. Ce manifeste a précédé la sortie, aujourd’hui, d’un livre dans lequel des intellectuels français dénoncent un «nouvel antisémitisme» lié, selon eux, à certains versets du Coran appelant «au meurtre et aux châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyant» - une analyse partagée par Le Figaro, qui se réjouit de voir «enfin des consciences se réveiller», en rappelant qu’«Angela Merkel elle-même vient d’appeler la menace par son nom, en évoquant «une nouvelle forme» d’antisémitisme introduit par «des personnes d’origine arabe»».

Un propos auquel répond La Croix répond en prévenant qu’«on ne fera pas reculer la violence en stigmatisant une tradition et ses textes mais en adoptant une attitude intellectuelle de respect, conforme au propos que l’on entend défendre», en rappelant qu’«à vouloir situer l’origine de la violence dans un groupe précis et dans ses textes fondateurs, c’est ignorer que la violence n’a jamais de cause unique, et qu’elle est en chacun de nous. Ce qui rend d’autant plus exigeante la lutte collective contre tous les préjugés et les stéréotypes, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent».

Un mot, pour terminer, de la disparition de l’ancien sélectionneur des Bleus, Henri Michel. Celui qui s’est aussi illustré comme le meilleur joueur de l’histoire du FC Nantes, de 1966 à 1982, est mort hier à 70 ans - un personnage mythique du foot français, à la une de l’Equipe, du temps de sa gloire chez les canaris. L’Equipe qui fait à mon sens son plus beau jeu de mots depuis longtemps, «l’idole des jaunes» (même si les moins de 20 ans ne pourront pas comprendre).

Mais je ne vous laisse pas filer là-dessus. Jetez plutôt un cil au Huffington Post, qui nous apprend que des chauffeurs routiers américains se sont alignés sur une route du Michigan, pour empêcher un homme de sauter d’un pont. Un beau geste qui lui a visiblement réchauffé le cœur puisqu’il a renoncé à se suicider. Il serait à présent sain et sauf.

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