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Soupçonné de corruption en Afrique, Vincent Bolloré a été mis en examen

Vincent Bolloré, le 21 avril 2017, à la Défense, à Paris.
Vincent Bolloré, le 21 avril 2017, à la Défense, à Paris. Eric Piermont, AFP

L'homme d'affaires Vincent Bolloré a été mis en examen, mercredi, dans l'enquête sur des soupçons de corruption dans l'attribution à son groupe de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest.

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Vincent Bolloré a été mis en examen, mercredi 25 avril, sans contrôle judiciaire, dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de corruption pour l'obtention de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest..

"Pour une affaire remontant à près de 10 ans sur des liens supposés entre des campagnes électorales menées par Euro RSCG au Togo et en Guinée, pour quelques centaines de milliers d’euros, et des concessions portuaires lancées et obtenues dans ces pays pour des centaines de millions d’euros, pourtant neuf ans avant les élections au Togo et un an avant l’élection en Guinée, M. Vincent Bolloré a été mis en examen par le juge Tournaire", annonce le groupe Bolloré dans un communiqué.

"M. Vincent Bolloré, qui reste présumé innocent, pourra avoir enfin accès à ce dossier dont il n’a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées", poursuit le groupe.

Les explications de l'avocat Stéphane Bonifassi, spécialiste du contentieux international lié à la criminalité économique et financière

>> À lire sur France 24 : "Comment Vincent Bolloré s’est construit un empire en Afrique"

Le communiqué ne précise pas les chefs de mise en examen du milliardaire de 66 ans. Encore aux commandes du groupe Bolloré, l'industriel breton avait été placé en garde à vue, mardi matin, avec deux autres cadres de son groupe, qui ont eux aussi été déférés devant les magistrats instructeurs, mercredi.

L'analyse de Nicolas Vescovacci, journaliste, co-auteur de "Vincent tout-puissant"

Les conseils d'Havas prodigués en 2010 à deux chefs d'État africains

Des juges d'instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

Au cœur de l'enquête, initiée notamment par les plaintes d'un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes présidentielles victorieuses d'Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo. Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d'Havas, pilotées par Jean-Philippe Dorent.

C'est en enquêtant sur les relations de Francis Perez que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de Vincent Bolloré. Francis Perez comptait notamment parmi ses relations Jean-Philippe Dorent.

Avec AFP

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