Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée, la marche de l'opposition réprimée par la police

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le président turc, justicier ou opportuniste ?

En savoir plus

LE DÉBAT

"Davos du désert" à Riyad entre tensions et contrats

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Stéphane Troussel : "L'État est défaillant en Seine-Saint-Denis"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Joachim Son-Forget : "Je ne suis pas déçu par l'action du président"

En savoir plus

FOCUS

Suicide d'agriculteurs en France : l'épidémie silencieuse

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Romain Duris : "On ne me connaît pas en dehors de mes rôles, et tant mieux"

En savoir plus

L’invité du jour

Annick Girardin : le référendum en Nouvelle-Calédonie est "historique"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Caravane des migrants : Trump "ne fait qu'empirer les choses"

En savoir plus

Des fusains de pin "fabriqués maison" par les peintres de la grotte Chauvet

© POOL/AFP/Archives | En avril 2015, l'ex président François Hollande avait inauguré la Caverne de Pont-d'Arc, réplique de la grotte de Chauvet

LYON (AFP) - 

Les artistes de la préhistoire qui ont orné les parois de la grotte Chauvet ont privilégié le charbon de pin, gros producteur de bois mort et gage de beaux tracés, pour fabriquer leurs fusains, selon une étude publiée dans la revue Antiquity.

Sur les 171 échantillons analysés, tous sauf un sont en effet issus de pins, révèlent ces travaux conduits par plusieurs chercheurs du CNRS qui ont fait parler les charbons de bois de la grotte ardéchoise.

Ces charbons ont été laissés par les hommes de l'Aurignacien (37.000 à 33.500 avant notre ère) et du Gravettien (31.000 à 28.000) ayant fréquenté le site Chauvet-Pont d?Arc (Ardèche), exceptionnellement préservé.

Parmi les nombreux foyers identifiés, souligne l'étude, une partie était dévolue uniquement à la production de charbon de pin dont les artistes se servaient pour la réalisation de leurs fresques, chefs-d??uvre de l?art pariétal.

"A la verticale exacte de la représentation d'un cheval, on retrouve ainsi de la poudre de charbon de pin correspondant au fusain qui s'écrase dans les doigts du peintre", explique à l'AFP Jean-Michel Geneste, conservateur national du patrimoine et archéologue de la préhistoire. Il y a également des amas de charbon de pin servant à fabriquer les fusains au pied des parois ornées.

La présence de ces conifères témoigne d?un climat froid et sec, avec un paysage de steppe rythmé par des bosquets de pin, de bouleau ou de genévrier.

"Le charbon de pin donne un très beau tracé, bien noir", poursuit l'archéologue. "Il est possible que cet arbre ait été privilégié pour ces qualités. Mais il était aussi sans doute le plus accessible, le plus facile à récolter." De plus, il brûle bien et donnait de grandes flammes permettant d'éclairer la grotte.

La grotte Chauvet a été découverte en 1994 par un trio de spéléologues amateurs. Elle a depuis été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

© 2018 AFP