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Dans la presse

Le président Duterte au Koweït : "Les employés philippins, c'est fini"

France 24

Dans la presse, ce lundi 30 avril, la décision du président philippin d’interdire définitivement ses concitoyens d’aller travailler au Koweït, pour protester contre les mauvais traitements dont ils sont victimes. Les réactions à l’annonce, par la Corée du Nord, de la fermeture de son centre d’essais nucléaires. Et l’odeur du durian.

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Dans la presse, ce matin, la décision du président philippin d’interdire à ses concitoyens d'aller travailler au Koweït pour protester contre le mauvais traitement subi par les travailleurs étrangers dans ce pays.

 

Cette décision, provisoire depuis le mois de février, est désormais définitive, d’après The Philippine Star, qui rapporte que Rodrigo Duterte demande aussi aux quelque 260 000 travailleurs philippins, pour la plupart employés de maison, actuellement présents au Koweït, de revenir dans leur pays, avec la promesse de leur trouver du travail aux Philippines ou dans les pays de la région, en Chine ou au Japon. Une promesse mentionnée également à la une du Philippine Daily Inquirer, qui rappelle que cette crise diplomatique avait été provoquée par le meurtre, en février dernier, d’une employée de maison philippine, dont le corps avait été retrouvé dans le congélateur d’un appartement de Koweit City, abandonné par son employeur. The Manila Times, pour sa part, présente la décision de Rodrigo Duterte de rendre permanente l’interdiction de se rendre au Koweït comme une réponse à l’expulsion, la semaine dernière, de l’ambassadeur philippin par le Koweït, et du rappel de son ambassadeur à Manille.

 

Le ton est pourtant relativement conciliant du côté de la presse koweïtienne, le quotidien Arab Times se bornant à rappeler que le gouvernement philippin a présenté pendant des décennies ses travailleurs expatriés comme des héros modernes – un discours toutefois remis en cause, ces dernières années, par les associations de défense des droits de l’Homme, qui soulignent aussi le coût social de l’immigration, et la façon dont elle déchire les familles, et rend les Philippins vulnérables aux abus. Quant au journal Al-Qabas, il rapporte les propos du vice-ministre des Affaires étrangères du Koweït, qui a déclaré que son pays était désireux de maintenir des relations amicales avec les Philippines mais qu’il rejetait tout excès ou tentative d’empiéter sur la souveraineté et les lois de son pays.

 

Beaucoup de réactions également à l’annonce, par la Corée du Nord, de la fermeture de son site d’essais nucléaires en mai. La presse internationale est assez partagée, comme en témoignent les nombreux dessins publiés ce matin. Optimisme du côté du dessinateur Brian Adcock pour The Independent, qui montre les deux présidents sud-coréens se serrant la main au-dessus de la ligne de démarcation de leur pays. «On s’est dit que si Sainsbury et Asda pouvaient le faire, alors, bon sang, nous aussi», dit Kim Jong-Un, qui fait allusion ici à la fusion des deux géants de la distribution britannique, aux cibles diamétralement opposées (en France, c’est comme si Monoprix décidait de fusionner avec Lidl). Sans se prononcer sur l’issue des discussions en cours, la presse arabophone accueille, elle, favorablement la volonté de dialogue affichée par les deux Corées, la proposant même en exemple - à voir avec le quotidien panarabe de Londres Al Araby Al Jadeed. Pendant que les pays arabes se déchirent, les deux présidents coréens apparaissent à nouveau, se saluant cordialement au-dessus de la frontière. Prudence, en revanche, du côté de Willem, pour Libération, qui s’amuse du changement d’image de kim Jong-Un, passé semble-t-il en un clin d’œil de dirigeant infréquentable en artisan de la paix, de «Kim le méchant à Kim le gentil». Dans un coin de l’image, Donald Trump est au diapason, passant de l’invective au dialogue en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.Méfiance, enfin, pour le dessinateur Rick McKee, dont on a trouvé le dessin sur Twitter, où l’on voit Kim Jong-Un tenant d’une main la colombe de la paix, et un poignard caché dans le dos dans l’autre. «Mais pourquoi est-ce-que les gens n’ont pas confiance en ce type? Il dit que si l’on veut se battre pour la paix, le mieux c’est de plonger et d’entrer dans le vif, dans le cœur du sujet».

 

Un mot, pour terminer, de l’évacuation, samedi, d’un campus universitaire à Melbourne, en Australie, pour un motif assez inhabituel. D’après The Washington Post, les pompiers ont été appelés sur les lieux après qu'une forte odeur de gaz avait été signalée dans une bibliothèque du campus. En fait de gaz, il s’agissait d’une très vilaine odeur provoquée par la décomposition d'un durian, un fruit d’Asie très odorant qui avait été oublié dans un placard. Le durian est tellement réputé pour sa mauvaise odeur que certains pays d'Asie du Sud-Est l'ont interdit dans les lieux publics et dans les transports en commun. Pour vous donner une idée de son parfum, voici ce qu’un écrivain et cuisinier américain a écrit à son sujet: «Le goût et la saveur du durian sont totalement indescriptibles. En le mangeant, votre haleine ressemblera à celle que vous auriez, si vous aviez embrassé intensément votre grand-mère morte depuis des lustres».

 

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