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Macron en Australie puis en Nouvelle-Calédonie, à six mois du référendum

Emmanuel Macron à son arrivée à Sydney accueilli par le ministre australien de la Défense Christopher Pyne.
Emmanuel Macron à son arrivée à Sydney accueilli par le ministre australien de la Défense Christopher Pyne. Peter Parks, AFP

Emmanuel Macron est arrivé mardi en Australie pour une visite de deux jours portant notamment sur le commerce. Le président français est ensuite attendu en Nouvelle-Calédonie.

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Le président français Emmanuel Macron a atterri à Sydney mardi 1er avril pour une visite de deux jours en Australie avant une visite de trois jours en Nouvelle-Calédonie, où il ira notamment à Ouvéa, une première pour un président français, 30 ans tout juste après les sanglants événements.

Après deux jours à Canberra où il parlera coopération bilatérale, défense, climat et gastronomie et signera des accords commerciaux, le chef de l'État est attendu du 3 au 5 mai à Nouméa, à six mois du référendum sur l'indépendance du territoire français.

Pendant cette visite, il sera le premier président français à se rendre dans la province des îles Loyauté, à Ouvéa, où a eu lieu le 5 mai 1988 l'assaut meurtrier contre la grotte où des indépendantistes retenaient des gendarmes en otages. En cette année "historique", ce déplacement sera aussi l'occasion de "préparer la paix et l'avenir", selon l'Élysée. Le président -qui ne s'est jamais rendu, même à titre personnel, sur l'archipel- effectuera sur l'île "trois gestes de mémoire et de recueillement" silencieux, sans prononcer de discours, a-t-on indiqué.

Une cérémonie aura ainsi lieu devant la stèle commémorative de la gendarmerie de Fayaoué, théâtre le 22 avril 1988 de l'attaque d'un commando indépendantiste qui avait tué quatre gendarmes et pris 27 autres en otages.

Le 5 mai, date-anniversaire de l'accord de Nouméa de 1998

Un moment de recueillement sera également observé à Wadrilla devant le monument des 19 militants kanaks tués (ainsi que deux militaires) lors de l'assaut de la grotte puis à l'endroit, à quelques mètres, où ont été assassinés par l'un des leurs, le 4 mai 1989, les deux leaders nationalistes Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné.

Cette visite, qui divise la population de l'île, est possible car le travail de préparation sur le terrain montre que "toutes les conditions sont réunies", assure l'Élysée qui insiste sur une visite marquant la "fin d'un processus exemplaire et historique".

Le 5 mai est en effet aussi la date-anniversaire de l'accord de Nouméa de 1998 et le processus de décolonisation par étapes qui a ouvert la voie au référendum d'auto-détermination qui se tiendra le 4 novembre. Le président "n'exprimera pas de position" sur ce scrutin. Car, au-delà des "gestes et des symboles, le président veut préparer l'avenir" sur lequel il prononcera un "grand discours" le 5 mai avant son retour en métropole.

Pour symboliser la prise en main de son destin par l'archipel, le président aura auparavant remis au gouvernement calédonien l'acte de prise de possession de la Nouvelle-Calédonie "au nom de la France et de l'empereur", datant de 1853, jusque-là conservé en métropole.

Avec AFP

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