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En Arménie, la contestation reprend en soutien à l'opposant Nikol Pachinian

Des partisans de Nikol Pachinian bloquent une route à Erevan, le 2 mai 2018.
Des partisans de Nikol Pachinian bloquent une route à Erevan, le 2 mai 2018. Karen Minasyan, AFP

Le mouvement de contestation a repris mercredi en Arménie. Les partisans de Nikol Pachinian comptent bloquer tout le pays pendant une semaine, jusqu'à la prochaine élection du Premier ministre par le Parlement.

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Le mouvement de contestation a repris mercredi 2 mai en Arménie, où des milliers de partisans de l'opposant Nikol Pachinian ont bloqué plusieurs artères de la capitale, Erevan, ainsi qu'une route menant à l'aéroport international.

Le chef de l'opposition arménienne avait appelé mardi 1er mai ses dizaines de milliers de partisans, réunis dans le centre d'Erevan, à une vaste campagne de désobéissance civile après le rejet de sa nomination comme Premier ministre par le parti au pouvoir.

Le Parlement arménien a annoncé qu'il procéderait le 8 mai à un nouveau vote pour élire le Premier ministre de cette république ex-soviétique du Caucase plongée dans une crise politique depuis trois semaines. Deux tours de scrutin sont programmés, et en cas d'échec, l'Arménie organisera des élections législatives anticipées.

Nikol Pachinian, ancien journaliste devenu député en 2012, a pris la tête de la contestation à l'origine de la démission du Premier ministre et ancien président Serge Sarkissian le 23 avril dernier, après onze jours de manifestations. "C'est cette pression de la rue qui est parvenue à faire démissionner Serge Sarkissian", explique Elena Volochine, envoyée spéciale de France 24 en Arménie. "Alors maintenant le but c'est aussi de faire partir son parti, le Parti républicain, celui qui a voté contre Nikol Pachinian hier (mardi) soir".

"Paralyser le pays"

Un manifestant, interrogé par France 24, confirme : "Nikol Pachinian a beaucoup de choses à faire, beaucoup d'objectifs à accomplir. L'objectif principal de ce combat est la démission du parti républicain d'Arménie".

Des policiers ont tenté de persuader mercredi les manifestants de rouvrir les routes, mais n'ont pas eu recours à la force. "Nous allons paralyser toute la ville et tout le pays", a dit Sargis Babayan, un étudiant de 22 ans portant un tee-shirt à l'effigie de l'opposant et croisé dans une foule de plusieurs centaines de manifestants défilant aux cris de "Nikol président !".

"Il y a un concert de klaxons depuis ce matin dans les rues d'Erevan", reprend Elena Volochine. Et de poursuivre : "Aujourd'hui, c'est le début d'une pression qui va durer une semaine sur le gouvernement, jusqu'au prochain vote (pour élire un Premier ministre). Les routes sont bloquées, ainsi que l'aéroport de Erevan, le métro, la gare... Bref, le but c'est de paralyser le pays".

Nouvelle élection du Premier ministre dans une semaine

Nikol Pachinian avait présenté son élection au poste de Premier ministre par intérim comme le seul moyen de sortir de la crise. Mais sa candidature n'a obtenu mardi que 45 voix sur 105 à l'Assemblée nationale, le parlement monocaméral, contrôlé par le Parti républicain de Sarkissian (58 élus).

Après ce vote, Nikol Pachinian, qui a passé deux années en prison en 2009-2011, a appelé à ce que "tout le monde participe à cet acte total de désobéissance civile" en bloquant l'Arménie, et a inscrit son action dans le cadre d'une lutte non-violente, d'un "acte pacifique de désobéissance civile".

Avec Reuters et AFP

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