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L'Iran menace de quitter l'accord nucléaire si les États-Unis en sortent

AFP

L'Iran a averti, jeudi, que la République islamique quitterait l'accord sur son programme nucléaire conclu en 2015 si les États-Unis s'en retiraient, comme pourrait l'annoncer Donald Trump, si les Européens ne présentent pas un nouveau texte.

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Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême iranien pour les affaires internationales a été formel jeudi 3 mai : si les États-Unis devaient quitter l'accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien, l'Iran suivrait le même chemin.

"Si les États-Unis se retirent de l'accord nucléaire, nous n'y resterons pas non plus", a dit Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême pour les affaires internationales, dans des propos publiés par le site de la télévision d'État.

>> À lire : Pourquoi Téhéran refusera de renégocier l’accord sur le nucléaire iranien

Le président Trump a donné aux Européens jusqu'au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux "terribles lacunes" selon lui de l'accord de 2015, faute de quoi les États-Unis s'en retireront.

L'accord sur le nucléaire iranien a été conclu en juillet 2015 à Vienne entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump. Il encadre strictement les activités nucléaires de Téhéran de façon à garantir leur nature exclusivement pacifique.

Les Européens veulent une nouvelle négociation

Le président français, Emmanuel Macron, a réitéré, mercredi, en Australie, son engagement en faveur du texte afin d'éviter une escalade des tensions au Moyen-Orient, tout en répétant qu'il devra selon lui être renforcé.

"Je veux juste dire que quelle que soit la décision (de Donald Trump), il faudra préparer une négociation plus large et un accord plus large, parce que je crois que personne ne veut la guerre dans la région, et personne ne veut une escalade en termes de tensions dans la région", a-t-il dit, répondant à la question d'un journaliste.

Emmanuel Macron a réitéré sa position selon laquelle l'accord de 2015 n'était qu'un "pilier" pour une solution globale, beaucoup plus large et qui devrait également reposer selon lui sur trois autres piliers. Ces derniers concernent l'après-2025, quand certaines clauses concernant les activités nucléaires vont expirer, mais aussi le programme balistique très critiqué de Téhéran, ainsi que son rôle jugé "déstabilisateur" dans la région.

Ali Akbar Velayati a mis en garde les Européens contre l'idée de toute nouvelle négociation et changement de l'accord nucléaire :

"L'Iran accepte l'accord nucléaire tel qu'il a été préparé et n'acceptera pas qu'on y ajoute ou retire quoi que ce soit", a affirmé Ali Akbar Velayati. "Même si les pays alliés des États-Unis, en particulier les Européens, cherchent à réviser l'accord nucléaire avec les Américains afin d'y rester, l'une de nos options sera un retrait de l'accord."

Avec AFP

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