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Le PDG d'Air France démissionne après le rejet d'un projet d'accord salarial

Le PDG d'Air France, Jean-Marc Janaillac, lors d'une conférence de presse le 20 avril 2018 à Paris.
Le PDG d'Air France, Jean-Marc Janaillac, lors d'une conférence de presse le 20 avril 2018 à Paris. Eric Piermont, AFP

Les salariés d'Air France ont rejeté, vendredi, le projet d'accord salarial présenté par la direction pour mettre fin au mouvement de grève. Le PDG de la compagnie aérienne, Jean-Marc Janaillac, qui avait mis son poste en jeu, a annoncé sa démission.

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Les salariés d’Air France ont rejeté le projet d’accord salarial qui leur était soumis et auquel le PDG Jean-Marc Janaillac avait conditionné son maintien en poste, entraînant de facto la démission de ce dernier, vendredi 4 mai.

Les personnels de la compagnie aérienne ont rejeté à 55,44 % le projet d'accord. Le taux de participation s'est élevé à 80,33 % parmi les 46 771 salariés d'Air France sous contrat français, invités à répondre à la question : "Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l'accord salarial proposé le 16 avril 2018 ?"

"J'assume les conséquences de ce vote et je remettrai dans les prochains jours ma démission aux Conseils d'administration d'Air France et d'Air France-KLM", a déclaré Jean-Marc Janaillac face aux journalistes, le visage fermé, constatant que "chacun tenait à faire entendre sa voix". Le PDG, qui a regretté un "immense gâchis", alors qu’Air France connaissait vendredi sa treizième journée de grève depuis février, convoquera le conseil d’administration le 9 mai, selon un communiqué de la compagnie.

Un vote sans valeur juridique

L’accord prévoyait pour la période 2018-2021 "des augmentations générales de salaire de 7 % sur quatre ans, s'ajoutant aux augmentations individuelles". Jean-Marc Janaillac, 65 ans, avait décidé de le soumettre à un vote sans valeur juridique après l'échec des discussions avec les syndicats grévistes. La compagnie a annoncé son retrait après l’échec du vote.

Ces derniers, réunis au sein d’une intersyndicale, réclament leur "part du gâteau" après les résultats solides enregistrés par le groupe en 2017. Ils demandent 5,1 % d'augmentation en deux temps en 2018 (+3,8 % en avril et +1,3 % en octobre) au titre d'un "rattrapage" nécessaire, après six ans de gel des grilles salariales. Le préavis de grève pour lundi 7 et mardi 8 mai est maintenu en dépit du retrait du projet d’accord, ont-ils par ailleurs indiqué vendredi.

Le coût des onze premiers jours de grève est estimé à "300 millions d'euros" soit un peu plus de 25 millions par jour pour le groupe qui prévoit d'ores et déjà un résultat d'exploitation en 2018 "en baisse sensible par rapport à 2017", où il avait atteint 1,9 milliard d'euros.

Avec AFP

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