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Les résultats d'Air France plombés par la grève, le sort du PDG lié au vote des salariés

Air France-KLM a annoncé une perte nette de 269 millions au premier trimestre, creusée par trois jours de grève.
Air France-KLM a annoncé une perte nette de 269 millions au premier trimestre, creusée par trois jours de grève. Stéphanie de Sakutin, AFP

Alors que le résultat d'une consultation du personnel sur un accord salarial proposé par la direction sera connu vendredi, le groupe Air France-KLM a annoncé une perte nette de 269 millions d'euros au premier trimestre, plombé par la grève.

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Air France-KLM a annoncé vendredi 4 mai prévoir une nette dégradation de son résultat d'exploitation cette année sous l'effet conjugué des grèves à Air France et de la remontée du cours du pétrole, malgré des réservations bien orientées pour l'été.

Le groupe a fait état d’une perte nette de 269 millions d'euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève (22 février, 23 et 30 mars) d'Air France sur cette période. Le coût de la grève oblige Air France-KLM à abaisser sa prévision de croissance des capacités pour 2018 à 2,5-3,5 % contre 3-4 % auparavant.

La compagnie prévoit en conséquence une "baisse sensible" de son résultat d'exploitation pour 2018 par rapport au niveau de 1,9 milliard d'euros de 2017, pâtissant en outre de l'appréciation de l'euro et de la remontée du prix du pétrole qui devrait entraîner une hausse plus marquée que prévu de la facture de carburant.

Le sort du PDG dans la balance

Ce vendredi marque à la fois le 13e jour de grève de l'année chez Air France et la fin, à 18 h, de la consultation menée auprès de tous les salariés de la compagnie française sur le projet d'accord salarial, rejeté par l'intersyndicale.

Jean-Marc Janaillac, PDG d'Air France-KLM et président d'Air France, a mis son poste dans la balance en cas de victoire du "non" à la consultation, destinée à mettre fin aux grèves. Vendredi, les négociations avec les syndicats d'Air France semblaient au point mort, aussi bien sur les revendications salariales que sur d'autres accords internes en discussion. Le vote sur le projet d'accord prévoit de 2018 à 2021, selon la direction, "des augmentations générales de salaire de 7 % sur quatre ans, s'ajoutant aux augmentations individuelles", contre 1 % en 2018 en deux temps initialement.

Vers une impasse ?

Quelle que soit l'issue de la consultation, le conflit ne sera pas réglé pour autant. "Si le non l'emporte (...) on rentre dans une crise majeure", même si "la grève s'arrêtera peut-être, parce qu'elle n'aura plus aucun sens" sans "patron pour négocier", estime Béatrice Lestic de la CFDT (non gréviste).

Mais dans le cas contraire, l'accord devra être remis à la signature des syndicats. La CFDT et la CFE-CGC signeront probablement "mais ça ne suffit pas, il en faut un troisième" pour être majoritaires, ajoute-t-elle.

Selon les prévisions de la direction d'Air France, 75 % des vols seront assurés vendredi, alors que la mobilisation des pilotes s'effrite : le taux de grévistes s'établit à 21,5 % contre 33 % au début du mouvement.

Avec AFP et Reuters

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