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NOUVELLE-CALÉDONIE

En Nouvelle-Calédonie, une marche pour faire entendre à Macron la voix des anti-indépendantistes

Le président Emmanuel Macron à son arrivée à l'aéroport de Nouméa le 3 mai 2018.
Le président Emmanuel Macron à son arrivée à l'aéroport de Nouméa le 3 mai 2018. Ludovic MARIN / AFP
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Quelques milliers de personnes ont participé à une marche bleu-blanc-rouge à l'initiative de la droite non-indépendantiste de l'archipel, pour dénoncer une visite présidentielle trop orientée vers l'identité kanak à leur goût.

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Une marche "bleu, blanc, rouge" a rassemblé quelque 4 000 personnes selon la police dans les rues de Nouméa, vendredi 4 mai, pour défendre la Nouvelle-Calédonie française. Ce rassemblement visait à faire passer un message à Emmanuel Macron, au deuxième jour de sa visite dans l'archipel, et à six mois du référendum sur l'indépendance du territoire.

"L'idée est de montrer au président de la République et aux Métropolitains que la majorité des Calédoniens veut rester dans la République française", a déclaré Sonia Backès, présidente des Républicains calédoniens, à l'initiative de cette marche bleu, blanc, rouge.

Le Rassemblement-LR et le Front National avaient également appelé à s'y joindre. Le sénateur Pierre Frogier (Rass LR) et le président du Congrès local, Thierry Santa (Rass LR), étaient présents.   

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"Une marche pacifique et fraternelle"

Sonia Backès a souligné qu'il s'agissait "d'une marche pacifique et fraternelle" et a déploré que le programme d'Emmanuel Macron dans l'île inclut "peu de séquences qui peuvent valoriser ces Calédoniens, qui veulent rester français".  À l'heure où avait lieu cette marche, le président de la République se trouvait dans le nord de l'archipel, à quelques 280 km de la capitale.     

Arborant des petits drapeaux tricolores et vêtus aux couleurs nationales, les manifestants, en très grande majorité d'origine européenne, étaient environ 4 000 selon la police et plus de 10 000 selon les organisateurs.        

"Je n'ai aucune inquiétude sur le résultat du référendum, il faut continuer à vivre ensemble. Sur le fond, je ne suis pas contre l'indépendance mais elle n'est pas viable économiquement", a confié à l'AFP Marie-Hélène, calédonienne d'adoption, alors que résonnait la Marseillaise.      

À quelques mètres, Michel, Calédonien "depuis plusieurs générations", estime qu'il fallait "saisir l'occasion de la venue du président de la République pour bien montrer qu'il y a une force qui veut rester dans la France".      

"C'est la France qui donne l'argent, qui donne tout ce qu'on a ici. Qu'est-ce qu'on fera sans elle ?", interrogeait de son côté Malia, wallisienne installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1972.       

Macron en déplacement jusqu'à samedi

Au départ de la marche, quelques femmes kanak entourées d'un cordon de policiers et tenant un drapeau de "Kanaky", haranguaient les participants, les accusant "de diviser les gens" et "d'oublier que c'est grâce au sang d'Ouvéa qu'on a fait les accords". (accords de Matignon en 1988, accord de Nouméa en 1998, ndlr).     

"Continuez à vous faire de belles plaies dans notre pays comme en Algérie", a lancé l'une d'elles.        

Calédonie Ensemble (centre droit), principal parti non indépendantiste, ne soutenait pas cette marche et avait appelé à voter Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, à l'inverse des deux formations LR qui n'avaient pas donné de consigne de vote.

En déplacement jusque samedi en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron ne prendra pas position sur le référendum du 4 novembre mais il a souhaité à son arrivée jeudi soir "un choix adulte, conscient qu'il ne doit céder à aucun embrasement (...) pour ne pas faire bégayer l'histoire".

Avec AFP

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