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Grève à la SNCF : CGT et CFDT inflexibles malgré la rencontre avec Philippe

Le leader syndical de la CGT, Philippe Martinez, à Matignon? pour la rencontre entre les syndicats et Édouard Philippe, le 7 mai 2018.
Le leader syndical de la CGT, Philippe Martinez, à Matignon? pour la rencontre entre les syndicats et Édouard Philippe, le 7 mai 2018. Philippe Wojaer, Pool, AFP

Les syndicats de la SNCF, reçus lundi par Édouard Philippe, ont déploré l'absence d'engagements précis du gouvernement. La CGT et la CFDT se sont prononcés pour la poursuite de la grève engagée contre la réforme du système ferroviaire.

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La CGT et la CFDT ont décidé de poursuivre la grève engagée début avril contre la réforme du système ferroviaire, après une réunion à Matignon où les syndicats de cheminots se sont entretenus, lundi 7 mai, avec Édouard Philippe.

La rencontre avec le Premier ministre n’aura pas suffi à calmer les esprits. Les organisations syndicales de la SNCF ont déploré l'absence d'engagements précis de la part du gouvernement.

Après plus d'un mois de mouvement social, le Premier ministre a annoncé qu'un travail jusqu'à fin mai permettrait de modifier le projet de loi à l'occasion de son examen au Sénat. Il a ajouté que l'État reprendrait une partie "substantielle" de la dette de la SNCF sans évoquer de montant.

>> À lire : L’argent, nerf de la grève

Pour la poursuite de la grève

"Pour nous, clairement la grève se poursuit, il n'y a pas de débat", a déclaré le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, après l'entretien à Matignon, sans attendre l'interfédérale qui se tiendra mercredi à 17 h 00 (15 h 00 GMT).

"Il n'est pas question de lever la mobilisation, on continue", a prévenu pour sa part le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Didier Aubert.

Édouard Philippe recevait à tour de rôle les principaux syndicats de la SNCF, la direction et d'autres acteurs, signe de sa volonté de reprendre la main sur ce dossier confié dans un premier temps à la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Des engagements flous

Les organisations attendent des engagements de l'exécutif sur les futures négociations sur la convention collective et les accords d'entreprises appelés à remplacer le statut des cheminots, ainsi que sur la dette de la SNCF, qui s'élève à 47 milliards d'euros pour le seul réseau.

Sur cette épineuse question, qui met en péril l'objectif de réduction des déficits publics de la France, Édouard Philippe n'a donné aucun chiffre. Il a cependant déclaré qu'il voulait ramener la SNCF à l'équilibre financier en 2022.

"Pas de montant précis sur la reprise, un calendrier qui s'échelonnerait du 1er janvier 2020 à 2022 mais également l'indication qui a été donnée : ce sera une reprise progressive et substantielle", a résumé le secrétaire général de l'Unsa Ferroviaire, deuxième force de la SNCF, Roger Dillenseger.

Selon les syndicats, Édouard Philippe a promis de donner davantage de précisions sur le sujet lors d'une nouvelle série de rencontres qui doivent être organisées d'ici à l'ouverture des débats au Sénat, à partir du 29 mai en séance publique.

Avec AFP et Reuters

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