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YÉMEN

Yémen : un raid aérien à Sanaa vise un bâtiment officiel occupé par les Houthis

Les bureaux de la présidence yéménite, situé dans le quartier de Tahrir à Sanaa, après les bombardements du 7 mai 2018.
Les bureaux de la présidence yéménite, situé dans le quartier de Tahrir à Sanaa, après les bombardements du 7 mai 2018. Mohammed Huwais, AFP
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Les locaux de la présidence yéménite, utilisés par les rebelles houthis, ont été bombardés à deux reprises lundi. Ce raid aérien, attribué à la coalition sous commandement saoudien, a fait au moins six morts.

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Les bureaux de la présidence yéménite situés dans le centre de la capitale Sanaa, ont été visés, pour la première fois, lundi 7 mai par un raid aérien, qui a fait au moins six morts et 30 blessés, d'après une source médicale. Ces locaux sont utilisés par les rebelles houthis, visiblement ciblés par ces bombardements.

Les bureaux attaqués sont situés dans le quartier central Tahrir, l'un des plus animés de la capitale yéménite pendant l'ouverture des bureaux et des commerces. Deux puissantes déflagrations ont secoué les bâtiments présidentiels situés près d'un grand hôtel, d'une banque commerciale, de nombreux commerces et non loin du siège de la Banque centrale, selon ces témoins.

La chaîne de télévision des rebelles Al-Massirah a attribué ce raid à la coalition sous commandement saoudien qui intervient depuis 2015 contre les Houthis au Yémen.

L'Arabie saoudite intercepte des missiles tirés du Yémen

Les bombardements sont intervenus quelques heures après que la défense antiaérienne saoudienne a intercepté dans la nuit de dimanche à lundi deux nouveaux missiles balistiques tirés par les rebelles yéménites en direction du sud du royaume, selon la coalition.

Les missiles ont été tirés depuis la province yéménite d'Amrane, au nord de la capitale Sanaa, a précisé le porte-parole de la coalition, le colonel saoudien Turki al-Maliki. Il a ajouté qu'ils visaient des zones habitées mais qu'ils avaient été interceptés sans faire ni victimes, ni dégâts.

Il s'agit, a souligné l'officier saoudien, d'une "nouvelle preuve" de la fourniture par l'Iran d'armements aux rebelles houthis qui ont multiplié les tirs de missiles vers l'Arabie saoudite depuis novembre dernier. Téhéran soutient politiquement les Houthis, mais nie les aider militairement.

Comme d'autres pays du Moyen-Orient, le Yémen est le théâtre d'une "guerre par procuration" entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite, les deux poids lourds rivaux de la région. Le conflit a fait quelque 10 000 morts, plus de 54 000 blessés et provoqué "la pire crise humanitaire au monde" selon l'ONU.

Avec AFP

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