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Dans la presse

Nucléaire iranien: "Le camouflet de Trump aux Européens"

Capture d'écran France 24

Dans la presse, ce mercredi 9 mai : la nouvelle rencontre entre Xi Jinping et Kim Jong-un, et les réactions de la presse américaine et française à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien.

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Dans la presse, ce matin, la visite, lundi et mardi, de Kim Jong-Un en Chine, la deuxième visite du leader nord-coréen en moins d'un mois et demi.

 

Kim Jong-Un et le président Xi Jinping affichent leur rapprochement à la une du Global Times. Selon le journal chinois en anglais, cette rencontre prouve que l’influence de la Chine est «vitale» pour le dialogue entre les deux Corées, et pour préparer le sommet attendu dans les prochaines semaines avec Donald Trump. Autre journal, même photo, même propos : «Xi Jinping et Kim Jong-un se rencontrent pour discuter de la question de la péninsule» coréenne, titre The China Daily. D’après le quotidien, il n’y aurait «aucune raison de douter de la sincérité de la Corée du Nord pour mettre un terme à la longue hostilité qui l’a fait sentir continuellement menacée», ni de «sa volonté de s’engager dans un processus de dénucléarisation». Un message que le président Xi a d’ailleurs tenu à faire passer personnellement en téléphonant à Donald Trump mardi matin, rapporte le journal, qui ne manque pas de mentionner le fait que le président des États-Unis a salué, dans cette conversation, son «ami» Xi Jinping.

 

Donald Trump a fait connaître hier sa décision de quitter l’accord sur le nucléaire iranien. «Trump jette l’accord avec l’Irna : alléluia !», salue la National Review, qui estime que cet accord a accru le pouvoir des tenants du totalitarisme, et que le président des États-Unis a bien raison de les «presser» en annonçant la sortie des États-Unis. Le magazine américain, qui évoque «la plus grande avancée depuis des décennies pour la sécurité globale et la sécurité américaine», exprime sa satisfaction de voir les États-Unis «se confronter à leurs ennemis plutôt que fantasmer sur le fait qu’ils sont des partenaires aptes à la négociation, même lorsqu’ils braillent 'Mort à l’Amérique!'». Satisfaction, aussi, du New York Times, dont l’un des éditorialistes estime que «l’argument le plus risible de ceux qui défendaient l’accord avec l’Iran était de dire que les États-Unis devaient tenir leur parole». «Notre parole?», interroge Bret Stephens. «L’Administration Obama a refusé de soumettre cet accord au Congrès, pour en faire un traité, parce qu’elle savait pertinemment qu’elle n’obtiendrait jamais les deux tiers des votes au Sénat pour en faire un traité».

 

La rédaction du New York Times est visiblement partagée sur le sujet. Un autre éditorialiste du quotidien, Nicholas Kristof, critique, lui, la décision de Donald Trump de «vandaliser l’accord sur le nucléaire iranien», sans rien proposer pour le remplacer. Lui aussi évoque «le geste le plus significatif» esquissé par le président américain depuis son arrivée à la Maison-Blanche en matière de sécurité nationale, mais l’associe à deux nouvelles menaces : l’isolement des États-Unis, plutôt que de l’Iran, et le risque d’un conflit militaire.

 

En France, L’Express voit dans le président américain un «apprenti sorcier», et fait part de son étonnement face à «la forme et l'ampleur du reniement». «Certes, écrit le magazine, chacun (connaît) l'obsession (de Donald Trump) de détricoter l'œuvre de l'administration Obama, monomanie» dont atteste notamment sa dénonciation de l’accord de Paris sur le climat, mais son manque de ménagement à l’égard de ses alliés européens laisse sans voix : «Le franc-tireur républicain a opté pour la 'rupture bête et brutale'. On croyait à la survie artificielle, avec pronostic vital engagé ; place au coma dépassé».

 

L’Opinion critique le manque de fermeté de la France et de l’Union européenne vis-à-vis des États-Unis, et fustige la stratégie qu’il juge visiblement trop timorée des Européens, qui semblent chercher à ménager la chèvre et le chou en disant vouloir «préserver» l’accord avec l’Iran, sans toutefois entrer dans un conflit ouvert avec Washington : «Ne surtout pas provoquer de crise transatlantique. Avaler des couleuvres, si c’est le prix à payer pour rester les alliés des États-Unis. Et cela, même lorsque ces derniers apparaissent comme les grands perturbateurs du Moyen-Orient, comme ils le furent lors de la guerre d’Irak de 2003», dénonce le journal.«Emmanuel Macron reformule (à présent) les propositions qu’il avait faites à Washington, au milieu des mamours et des papouilles avec le président américain», «mais la principale était le maintien de l’accord nucléaire de 2015. Visiblement le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, ennemis jurés de l’Iran, ont été plus écoutés par Donald Trump» que Theresa May, Angela Merkel et Emmanuel Macron.

 

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