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Carles Puigdemont renonce à la présidence catalane et désigne un successeur

L'ancien président catalan Carles Puigdemont le 7 avril à Berlin lors d'une conférence de presse.
L'ancien président catalan Carles Puigdemont le 7 avril à Berlin lors d'une conférence de presse. John Macdougall, AFP

L'ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont a proposé, jeudi, la candidature de Quim Torra pour lui succéder à la tête de l'exécutif de la région. Il renonce ainsi à briguer de nouveau ce poste.

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Carles Puigdemont a annoncé, jeudi 10 mai, qu'il renonçait à briguer de nouveau la présidence de la Catalogne. Dans un enregistrement vidéo, il adésigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, un éditeur de 55 ans, pour lui succéder.

Quim Torra, natif de la ville catalane de Blanes sur la Costa Brava, a rejoint la liste dite "du président" Puigdemont en tant que personnalité indépendante. Il avait été élu en décembre au parlement régional où les indépendantistes avaient conservé la majorité des sièges.

Dans un spot électoral diffusé avant le scrutin, lui-même s'était présenté aux électeurs en disant : "Je suis avocat, éditeur, et j'ai travaillé toute ma vie pour la liberté de mon pays", sous-entendu la Catalogne.

>> À voir : en Catalogne, certains redoutent une radicalisation du mouvement indépendantiste

Mercredi 9 mai, le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy était intervenu pour barrer la route à une réélection de l'ex-président indépendantiste de Catalogne, forçant les séparatistes à présenter un nouveau candidat s'ils voulaient enfin former un gouvernement.

Le Conseil des ministres avait saisi la Cour constitutionnelle pour qu'elle annule une loi votée la semaine dernière au Parlement catalan, censée permettre d'investir en son absence Carles Puigdemont, installé hors d'Espagne depuis la sécession mort-née.

Jusqu'au 22 mai

Les députés catalans ont désormais jusqu'au 22 mai pour constituer un nouveau gouvernement et éviter de nouvelles élections, après celles de décembre, qui ont donné une courte majorité aux indépendantistes.

Ce scrutin avait été convoqué par le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui espérait étouffer le mouvement sécessionniste après l'organisation d'un référendum d'autodétermination et une proclamation unilatérale d'indépendance en octobre.

Madrid avait alors dissous le gouvernement régional et placé la Catalogne sous administration directe. Plusieurs dirigeants indépendantistes avaient été arrêtés et Carles Puigdemont s'était exilé en Belgique. Le 25 mars, il a été interpellé en Allemagne en vertu d'un mandat d'arrêt espagnol avant d'être remis en liberté sous caution.

Avec Reuters et AFP

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