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États-Unis : la Cour suprême lève l'interdiction de paris sportifs

En son temps, Donald Trump s'était également opposé à la loi de 1992 interdisant les paris sportifs dans 46 États américains.
En son temps, Donald Trump s'était également opposé à la loi de 1992 interdisant les paris sportifs dans 46 États américains. Jessica Kourkounis, AFP

La Cour suprême américaine a levé, lundi, l'interdiction de paris sportifs qui pesait sur 46 États américains après une longue lutte juridique de l'État du New Jersey, ouvrant un marché dont le potentiel se chiffre en milliards de dollars.

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C'est un long conflit opposant le New Jersey aux grandes ligues de sport nord-américaines. La Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, a tranché en faveur du New Jersey, lundi 14 mai, et aboli la règle interdisant les paris sportifs dans 46 des 50 États. S'ouvre pour les investisseurs un marché qui se chiffre en milliards de dollars.

Une loi datant de 1992

Les sages de la plus haute juridiction américaine ont estimé que la loi de 1992,"Professional and Amateur Sports Protection Act", était contraire à la Constitution : ce texte a banni les paris sur les sports professionnels ou universitaires, sauf dans quatre États où ils existaient déjà (Nevada, Delaware, Montana, Oregon).

Le Congrès avait adopté cette législation en estimant que les paris menaceraient l'intégrité des rencontres sportives en incitant aux truquages. Le texte avait été défendu par le sénateur Bill Bradley, une ancienne vedette de basketball, au nom de la protection de la jeunesse. L'interdiction ne couvrait cependant pas les courses d'animaux.

Un combat du New Jersey

La lutte a notamment été menée par l'État du New Jersey qui se battait pour obtenir le droit d'organiser des paris sportifs alors que ses célèbres casinos d'Atlantic City sont sinistrés économiquement. Chris Christie, ex-gouverneur républicain de l'État, avait entamé en 2012 une procédure de longue haleine contre le texte de 1992, essuyant des revers systématiques devant les tribunaux. Jusqu'à ce lundi.

À l'époque, Donald Trump, confronté aux difficultés financières de ses établissements de jeu à Atlantic City, avait lui aussi fait campagne contre cette loi, en considérant que les paris sportifs pourraient lui offrir une planche de salut.

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Des adversaires intéressés par la manne financière

Outre l'État fédéral, les grands adversaires de la fin de l'interdiction étaient les quatre principaux circuits sportifs nord-américains  : la LNH (hockey), la LNB (baseball), la NBA (basketball) et la NFL (foot américain).

Toutefois, si les quatre protestent officiellement contre une mesure qui pourrait altérer l'intégrité des rencontres, en coulisses, ils se préparent à l'ouverture qui pourrait devenir une nouvelle source de revenus se chiffrant en milliards de dollars.

Dans un communiqué de septembre 2017, l'American Gaming Association évaluait que les Américains dépensaient 150 milliards de dollars en paris sportifs illégaux chaque année. Citant une étude d'Oxford economics, il soulignait que 150 000 emplois pourraient être créés.

Avec AFP et AP

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