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Entre dégoût et fascination, le retour de Lars von Trier au festival de Cannes ne laisse personne indifférent

© Concorde Filmverleih GmbH / photo by Zentropa: Christian Geisnaes | "The House That Jack Built", de Lars Von Trier, présenté hors compétition au festival de Cannes 2018.

Texte par Louise WESSBECHER

Dernière modification : 15/05/2018

Une centaine de spectateurs a quitté la projection violente du film "The House That Jack Built" du réalisateur Lars Von Trier, présenté hors compétition à Cannes.

Persona non grata pendant sept ans après avoir exprimé sa "sympathie" pour Hitler lors de la conférence de presse de son film "Melancholia" en 2011, le retour de Lars Von Trier à Cannes n’est pas passé inaperçu. En même temps, il fallait s’y attendre.

VOIR AUSSI : À Cannes, la Queer Palm met la lumière sur les thématiques LGBT+ dans une industrie encore phobique

Le réalisateur danois cultive depuis toujours une étrange satisfaction à faire souffrir ses personnages autant que ses spectateurs. Et le film "The House Jack Built", présenté hors compétiton à Cannes, n’y fait pas exception. On y découvre la vie de Jack, un tueur en série atteint de TOC et qui veut faire de ses assassinats des œuvres d’arts dans les années 70 aux États-Unis.

Corps mutilés, enfants tués

Au cours des 2 h 30 du film, les scènes de corps mutilés ou lacérés difficilement soutenables se suivent, comme lorsque que le serial killer, incarné par Matt Dillon, découpe les seins d’une femme ou prend des enfants pour cibles d’une partie de chasse.

Initiative rare au festival de Cannes, les billets des invités affichait un encadré "scènes violentes" et le programme des projections précisait : "AVERTISSEMENT : certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité des spectateurs."

Forcément, cela n’a pas raté. Aux alentours de minuit lundi, un journaliste du magazine Variety, Ramin Setoodeh, tweetait : "Je n’ai jamais rien vu de tel à un festival de cinéma. Plus de 100 personnes ont quitté la projection de 'The House That Jack Built' de Lars Von Trier, qui dépeint la mutilation de femmes et d’enfants. 'C’est dégoûtant', a dit une femme en sortant de la salle."

De nombreux autres invités ont ainsi réagi sur Twitter :

"Je viens de quitter 'The House That Jack Built'.
Répugnant. Prétentieux. Vomitif. Atroce. Pathétique."

"Je viens de sortir de la première du Lars Von Trier à Cannes parce que voir des enfants se faire tirer dessus n'est ni un art ni un divertissement."

Mais d'autres, par contre, ont été fascinés par le travail de Lars Von Trier et qualifient le film de chef-d'œuvre :

En attendant de savoir si vous oserez aller le voir au cinéma, voici la bande-annonce (plutôt soft) de "The House That Jack Built" :

Retrouvez aussi tous nos articles du Festival de Cannes 2018.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 15/05/2018