Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"Les plus pauvres paient pour satisfaire les préférences politiques des plus riches"

En savoir plus

FOCUS

Royaume-Uni : le Parti travailliste accusé d'antisémitisme

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans les coulisses du Moulin Rouge

En savoir plus

L’invité du jour

Sobel Aziz Ngom : "Si chacun fait sa part, à sa manière, on pourra équilibrer ce qu'on a en commun"

En savoir plus

BILLET RETOUR

Billet retour en Ouganda : que reste-t-il d'Idi Amin Dada ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Shinzo Abe, la passe de trois

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Les appartements fantômes de Caracas

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Theresa May humiliée"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Congo-Brazaville : un opposant menacé de mort en France

En savoir plus

Europa League: Marseille fait grise mine

© AFP | Des supporters de l'OM dépités devant la retransmission sur écrans géants de la finale de l'Europa League face à l'Atletico Madrid, le 16 mai 2018 au stade Vélodrome de Marseille

MARSEILLE (AFP) - 

Les supporters de l'OM, qui jubilaient mercredi à l'idée de marquer l'histoire du foot français en remportant l'Europa League, n'ont finalement pas vibré longtemps.

Du Vélodrome au Vieux-Port, des quartiers nord à Notre-Dame de la Garde, des dizaines de milliers de Marseillais ont fait flotter les couleurs bleu azur et blanc de l'OM, avant de devoir se résoudre à la défaite, au fil des trois buts concédés à l'Atletico Madrid.

Dans les travées du stade, certains des 22.000 supporters qui regardaient la finale retransmise depuis Lyon sur écran géant n'ont même pas attendu le coup de sifflet final pour s'éclipser.

Bravaches, certains ont tout de même rallumé les fumigènes dans les cinq dernières minutes, alors que l'affaire était pliée, et entonné des "Marseillais, Marseillais".

Mais les travées, survoltées avant le coup d'envoi, se sont vidées rapidement. Sur certains visages, des larmes, comme ce jeune homme qui sanglote et que des amis doivent soutenir.

"On est dégoûtés ! On veut pleurer et tout casser !", lâchent Sofia et Cyril, 15 ans. "On est nés ici, le foot c?est notre vie... On pensait voir le match du siècle", poursuivent les adolescents.

Visages fermés et hochements de tête dès le premier but de Griezmann, applaudissements pour Payet quand il sort du terrain... "On a la meilleure équipe et on est le meilleur public ! On revivra ça !", se console Rachid, qui veut garder le sourire.

"Un beau match"

En ville, beaucoup faisaient contre mauvaise fortune bon coeur. Deux fans craquent des fumigènes face à une terrasse bondée d'un bar du centre. Des applaudissements, quelques "allez l'OM", beaucoup de sourires.

Malgré la défaite, "c'était un beau match. Il y a un an, on n'aurait pas mis 20 centimes d'euro sur cette équipe. C'est le ballon rond, on a passé une belle soirée", résume Djamel, maillot de l'OM sur les épaules.

Toute la journée, la cité phocéenne avait rêvé d'une victoire. Certains supermarchés avaient fermé leurs portes plus tôt pour cause de match, et dès l'après-midi, les concerts de klaxons résonnaient.

Les supporters surchauffés avaient investi le Vieux-Port, sous l'oeil des touristes. Mais la perspective d'une nouvelle victoire historique, 25 ans après le trophée de Ligue des Champions, s'est envolée.

"Je suis tellement triste. J'y ai cru. C'est sinistre. Ils étaient plus forts que nous", se désole Léo, qui suivait le match depuis un bar du centre-ville de la cité phocéenne, envahi de supporters en bleu azur.

"Ils se sont bien battus", se console Fabien. "Je ressens une déception profonde, de la désolation mais je suis toujours derrière l'OM".

Après la défaite, l'imposante foule de fans qui s'était pressée sur le Vieux-Port - hommes, femmes, enfants -- rentraient chez eux dans le calme, refaisant le match ou préparant le lendemain.

Sur la terrasse d'un bar du centre-ville, c'est finalement une bande d'une dizaine de "minots", assis sur un coin de trottoir au pied d'un écran géant, qui auront passé la meilleure soirée.

"Aux aaaarmes ! Nous sommes les Marseillais !", "Madrid, tu dors, et l'OM va trop vite ! Madrid, tu dors, et l'OM va trop fort !", jusqu'au bout, de leurs voix stridentes, ils ont chanté. Preuve qu'en matière de ballon rond, à Marseille, la relève est assurée.

fbe-est-mdm-jp/dep

© 2018 AFP