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Incessibilité de la SNCF: Coquerel (LFI) "pas totalement rassuré"

Le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel s'exprime devant l'Assemblée nationale, le 15 mai 2018
Le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel s'exprime devant l'Assemblée nationale, le 15 mai 2018 Le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel s'exprime devant l'Assemblée nationale, le 15 mai 2018 AFP
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Paris (AFP)

Le député de LFI Eric Coquerel n'est pas "totalement rassuré" par le futur amendement gouvernemental garantissant l'incessibilité de la SNCF, a-t-il dit mercredi, estimant que le maintien du statut actuel serait "la meilleure solution".

"Je ne suis pas totalement rassuré", a affirmé Eric Coquerel sur LCP, soulignant que "la méfiance s'est installée".

Le Premier ministre Édouard Philippe a réaffirmé mardi que la SNCF resterait une entreprise publique, après de nouvelles inquiétudes des syndicats quant à un risque de privatisation,précisant que "la loi sera sans ambiguïté" sur ce sujet. La loi de réforme ferroviaire précisera que les actions de la SNCF seront à l'avenir "incessibles", a indiqué la ministre des Transports Elisabeth Borne.

"Il va falloir que cet amendement soit étendu aux filiales, SNCF Mobilité, SNCF Réseau", a estimé M. Coquerel. "Deuxième chose, il y a d?autres manières de privatiser (...) par la fusion ou par le fait de mettre en vente de nouvelles actions", a-t-il poursuivi, affirmant qu'"il faudrait aussi dans l?amendement qu?on s?interdise ce genre de procédés pour privatiser tout ou partie de la SNCF".

"Pourquoi transforme-t-on la SNCF en société anonyme?", a-t-il demandé. "Qu?on la laisse en Epic (établissement public à caractère industriel et commercial, ndlr), ce serait finalement la meilleure solution si on veut nous prouver que ne n?est pas une privatisation rampante".

Quant à la consultation lancée par les syndicats, invitant les cheminots à dire s'ils sont "pour ou contre" la réforme du secteur ferroviaire, le député de la Seine-Saint-Denis a affirmé que "ça fait partie des moyens de rapport de forces".

"Nous, on est sur le retrait du projet et je pense que les mobilisations en cours, contrairement à ce que le gouvernement dit ou espère, ne sont pas en train de fléchir au contraire", a-t-il déclaré. "Je continue à penser que le gouvernement doit retirer ce projet et qu?il peut être contraint de le faire", a-t-il ajouté.

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