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Iran : Total en quête d'une dérogation pour le plus grand gisement gazier au monde

Vue générale du champ offshore de South Pars, en Iran, photographié le 19 novembre 2015.
Vue générale du champ offshore de South Pars, en Iran, photographié le 19 novembre 2015. Atta Kenare, archives AFP

Pour poursuivre son projet de développement du plus grand gisement de gaz naturel au monde, celui de South Pars, en Iran, Total a besoin d'une dérogation le protégeant contre toute sanction "secondaire" de la part des États-Unis.

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Total va-t-il poursuivre son projet de développement du plus grand gisement de gaz naturel au monde, en Iran ? Le groupe pétrolier français a confirmé, mercredi 16 mai, qu'il ne pourrait le faire qu'à la condition d'obtenir une dérogation sur le projet de la part des Américains.

La société a signé en juillet 2017 un accord avec l'Iran en vue de développer la phase 11 de South Pars (SP11), avec un investissement initial d'environ un milliard de dollars, devenant alors la première des majors pétrolières à signer un contrat en Iran depuis l'accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015.

L'annonce du retrait des États-Unis de cet accord et le  rétablissement de leurs sanctions contre l'Iran, le 8 mai, compromet toutefois sérieusement celui de Total.

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Total "ne pourra pas continuer le projet SP11 et devra mettre fin à toutes les opérations qui y sont liées avant le 4 novembre 2018, à moins qu'une dérogation propre au projet ne soit accordée par les autorités américaines, avec le soutien des autorités françaises et européennes", a souligné le groupe dans  un communiqué publié mercredi.

Risque de perte des actionnaires américains

Cette dérogation "devra comprendre une protection de la société contre toute sanction secondaire applicable en vertu du droit américain", a-t-il ajouté, rappelant que ces sanctions pourraient inclure "la perte des financements en dollars par des banques américaines – qui sont impliquées dans plus de 90 % des  opérations de financement de Total – pour ses opérations globales".

Le groupe a également souligné qu'il risquait, en cas de sanctions secondaires de la part des États-Unis, de perdre ses actionnaires américains – qui représentent plus de 30 % de son actionnariat – ou de ne pas pouvoir poursuivre ses activités américaines, qui représentent plus de 10 milliards de dollars de ses capitaux employés.

Dans ces conditions, Total "ne prendra pas de nouvel engagement lié au projet SP11 et, conformément à ses engagements contractuels vis-à-vis des autorités iraniennes, se rapproche des autorités françaises et américaines pour examiner la possibilité d'obtenir une dérogation propre au projet".

Le groupe a cependant souligné que ses dépenses engagées à ce jour au titre du projet ne dépassaient pas 40 millions d'euros et qu'un retrait du projet n'aurait pas d'impact sur son objectif de croissance de production de 5 % en moyenne par an entre 2016 et 2022.

Avec AFP

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