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Italie: les populistes au portes du pouvoir à Rome

© AFP | Le leader du M5S Luigi di Maio (à droite) et la présidente du groupe M5S au Parlement Giulia Grillo quittent une réunion avec le président italien Sergio Mattarella, le 14 mai 2018 à Rome

ROME (AFP) - 

Les populistes italiens sont entrés jeudi dans la dernière ligne droite avant la formation du premier gouvernement antisystème dans un pays fondateur de l'Union européenne.

Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), Luigi Di Maio et Matteo Salvini, étaient à nouveau réunis jeudi matin pour tenter de s'accorder sur les derniers arbitrages de leur programme commun et sur le profil et le nom du futur chef de gouvernement, un sujet crucial sur lequel ils restent toujours muets.

Deux mois et demi après les législatives du 4 mars, qui n'ont pas débouché sur une majorité claire, les deux partis ont annoncé mercredi soir avoir rédigé un "contrat pour le gouvernement du changement" en 22 points et 40 pages, qui a été soumis aux deux chefs de file.

Six points, qui n'ont pas été précisés, restent encore en balance, selon des responsables des deux partis.

Plusieurs ébauches de leur programme commun ont fuité ces derniers jours dans la presse mais ces responsables ont systématiquement assuré que celles publiées étaient "dépassées".

La version la plus ancienne, qui datait de lundi matin et évoquait une sortie de l'euro, a déclenché mercredi une vague d'inquiétude. La Bourse de Milan a plongé de 2,3% et le spread -- l'écart entre les taux d'emprunt italien et allemand à dix ans -- a fini la journée à 151 points (+20 points en une journée).

Jeudi, les marchés étaient plus apaisés. Vers 09H00 GMT, la Bourse de Milan gagnait 0,46%, mais le spread est lui resté aux alentours de 150 points.

- Italexit -

L'éventualité d'un "Italexit" n'apparaît plus noir sur blanc dans les dernières versions du programme de gouvernement publiées jeudi par les médias italiens, ce qui a contribué à calmer quelque peu les inquiétudes.

Exit aussi la demande d'effacer quelque 250 milliards d'euros de dette publique italienne détenus par la Banque centrale européenne.

En revanche, une "flat tax", un impôt sur le revenu ramené à 15 et 20%, un revenu de citoyenneté, promesse du M5S qui a contribué à son succès dans le sud du pays, et une réforme des retraites assouplissant les conditions actuelles, sont toujours à l'ordre du jour.

L'âge de départ à la retraite est actuellement fixé à 66 ans et sept mois et doit passer à 67 ans en 2019.

Les deux partis semblent s'être accordés pour introduire "le barème 100", à savoir la possibilité de prendre sa retraite lorsque la somme de l'âge et des années de cotisation atteint 100 (par exemple 64 ans et 36 ans de cotisations).

L'ensemble de ces mesures pourrait coûter plusieurs dizaines de milliards d'euros, sans que l'on sache encore avec précision comment leur financement pourra être assuré.

Dans des messages vidéo sur Facebook mercredi, MM. Di Maio et Salvini ont promis que le programme serait soumis au vote des militants des deux formations, sur internet pour le M5S et sur des stands samedi et dimanche pour la Ligue.

Quant au futur président du Conseil, dans la mesure où chaque camp refuse que le patron de l'autre obtienne le poste, les deux chefs de file restent très discrets. M. Di Maio a seulement évoqué "une personnalité politique qui sera choisie par les deux forces et aura un mandat bien défini".

Pour la composition du gouvernement, Ligue et M5S doivent aussi s'entendre sur leurs poids relatifs: face aux plus de 32% obtenus par le M5S aux législatives, M. Salvini s'appuie depuis deux mois sur les 37% de la coalition de droite, mais la Ligue n'en a obtenu que 17%.

Allié du Front national français, M. Salvini a reconnu mercredi que l'immigration restait un thème "chaud" dans les discussions. "Il y a un avenir ici pour les braves gens mais pour les milliers de délinquants il n'y a qu'une voie: rentrer à la maison", a-t-il insisté.

© 2018 AFP