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NDDL: début d'une nouvelle opération d'expulsion dans la ZAD

© AFP | Des gendarmes patrouillent la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où a débuté une deuxième opération d'évacuation le 17 mai 2018

NOTRE-DAME-DES-LANDES (FRANCE) (AFP) - 

Une deuxième opération d'expulsion dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) visant une dizaine de "squats", lieux de vie des zadistes, a été lancée jeudi à 06H00 par les forces de l?ordre, ont constaté des journalistes de l?AFP.

Des grenades lacrymogènes étaient entendues et un hélicoptère survolait la zone, un peu plus d'un mois après le lancement d'une première opération d'évacuations sur le site initialement prévu pour un aéroport, auquel le gouvernement a renoncé en janvier après des décennies de controverses. Plusieurs barricades étaient aussi en feu sur la départementale 81 qui traverse la ZAD. Les gendarmes ont bouclé toute la zone à évacuer.

Parmi les lieux ciblés, se trouvent les sites du "Chat Teigne", "Plui Plui", "la Vosgerie" et "la Lande de Rohane", tous à l'ouest de la D81.

De nombreux tirs sont entendus sur le chemin de Suez, où les gendarmes ont pris les manifestants en tenaille. Dans un champ, des opposants lancent des cocktail molotov sur les forces de l'ordre.

En lisière de forêt de Rohane, les gendarmes font des sommations et lancent des grenades de désencerclement.

Au "Chat teigne", quadrillé par les gendarmes, quatre zadistes, dont un sur un toit, leur lancent des invectives.

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, assure que "les squats expulsés et déconstruits par les forces de l'ordre ne s'inscrivent dans aucun des projets agricoles déposés en préfecture". "Leurs occupants refusent toute discussion et rejettent l'idée d'occuper ces terres de façon légale. Cette situation n'est pas acceptable dans un Etat de droit, pas plus que ne le sont le climat d'insécurité, les actes de vandalisme et les actions d'obstruction encore constatés sur le site ces dernières semaines", ajoute le ministre.

"Ceux dont le dossier a été accepté et ceux dont le dossier est en cours d'instruction" ne sont pas concernés par cette évacuation, a précisé sur place le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale.

"L'objectif pour nous, c'est que les choses se passent bien", a ajouté le militaire qui a communiqué aux zadistes la liste des "squats" qui vont être évacués "de manière à ce qu'il n'y ait pas de surprise", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le militaire a précisé que 19 escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, étaient présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires.

- Inventaire -

Sur le site de "Plui Plui", un huissier de justice établissait peu avant 07H00 un inventaire du lieu de vie, vidé de ses occupants, répertoriant livres, gazinière ou poêle Godin, a constaté une journaliste de l'AFP. Un huissier procédait aussi aux expulsions au "Chat Teigne", a constaté l'AFP.

Selon la gendarmerie, quatre à cinq lieux sont visés jeudi matin et une dizaine au total durant l'opération qui "va durer quelques jours mais sera allégée pour le week-end".

Cette évacuation survient trois jours après l'annonce par le gouvernement d'une régularisation rapide d'une quinzaine de projets agricoles,déposés par des occupants de la ZAD. Des conventions d'occupation précaire (COP), prévues par le Code rural, seront signées "dans les prochains jours" par les porteurs de ces projets maraîchers, ovins, bovins, d'apiculture, ou de plantes aromatiques, avait précisé lundi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, à l'issue d'une réunion à Nantes du comité de pilotage sur l'avenir des terres de la ZAD.

Les projets retenus représentent environ 170 hectares de terres agricoles sur les 270 ha sur lesquelles des zadistes ont déposé des projets agricoles, avait indiqué la préfète de région, Nicole Klein.

Au total, le site comprend 1.650 hectares de terres agricoles et non agricoles.

Lors de l'opération d'expulsion d'avril, 29 habitats avaient été détruits sur les 97 que comptait la ZAD.

"Sur l'ensemble du site de NDDL, entre 150 à 250 personnes restent (...). A la fin de l'opération, on pourra dire combien de personnes ont été évacuées et si les sites ont pu être déconstruits, si les affaires des personnes ont été mises à l'abri", a commenté jeudi matin sur France 2 le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

© 2018 AFP