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L1: attaques de feu à Paris et Lyon, fiasco Bielsa... Tops et flops de la saison

© AFP/Archives | Le buteur du PSG Edinson Cavani vient de marquer contre Les Herbiers en finale de la Coupe de France, le 8 mai 2018 au Stade de France à Saint-Denis

PARIS (AFP) - 

Des attaques de feu du PSG et de Lyon à la saison incroyable de l'OM et du promu Amiens, sans oublier le fiasco Bielsa à Lille, les "bugs" de la Goal-Line Technology et les turbulences en tribunes: les tops et les flops de la saison de L1.

= TOPS =

. PSG et OL à l'attaque

Kylian Mbappé, Edinson Cavani, Neymar: le trio d'attaquants, recruté pour un total de 466 millions d'euros, a largement répondu aux attentes en L1: "Edi" trône au classement des buteurs de L1 (28 réalisations), Neymar a été sacré meilleur joueur de L1 et meilleur passeur du championnat (13 "assists") et Mbappé s'est parfaitement adapté (13 buts, 7 passes décisives).

Mais l'affaire des "penaltygate(s)" entre Cavani et Neymar et l'incapacité du trio à s'affirmer en Ligue des champions, à l'image de l'élimination sans gloire face au Real Madrid en 8e de finale, a terni le bilan des trois cracks, tandis que la blessure du N.10 brésilien fin mars a brisé son élan.

A Lyon, ils ne sont pas trois mais quatre attaquants à avoir inscrits au moins 13 buts: Memphis Depay, meilleur buteur lyonnais après une 2e partie de saison remarquable (19 buts), Nabil Fekir et Mariano Diaz (18 buts), et enfin Bertrand Traoré (13 buts). Un quatuor qui aura pesé 80% des buts inscrits par l'OL, n'étant pas pour rien dans sa qualification en Ligue des champions.

. L'OM ravive la flamme

Marseille, ville de foot: ce n'était plus guère qu'un cliché touristique. Grâce à la saison de l'OM, c'est redevenu un thème d'actualité car l'équipe de Rudi Garcia a fait rêver jusqu'au bout ses supporters. Finale de l'Europa League, course pour le podium et la Ligue des champions... Les Marseillais ont finalement terminés sans gagner ni l'une, ni l'autre, mais l'exigeant public du Vélodrome les a remercié pour leur saison spectaculaire. "Ce n'est que le début, nous avons de grandes ambitions", a promis le propriétaire du club Frank McCourt. Les Marseillais ne demandent qu'à continuer de rêver.

. Amiens, fatals picards

Qui aurait parié sur le maintien dans l'élite d'Amiens, petit poucet du championnat et en Ligue 1 pour la première fois de son histoire? Grâce à une équipe solide et équilibrée, bien gérée par l'ancien entraîneur de Luzenac Christophe Pélissier, le club de Picardie a assuré son maintien avant même la dernière journée, terminant 13e après notamment des matches nuls contre Monaco et le Paris SG. Sacré performance !

= FLOPS =

. Bielsa et les entraîneurs étrangers

Ils étaient censés incarner l'attractivité retrouvée de la L1, mais les prestigieux entraîneurs étrangers sont partis aussi vite qu'ils sont arrivés. Le départ le plus rapide a été celui de Marcelo Bielsa. Le "Loco" n'a pas démissionné mais a été évincé le 22 novembre, seulement cinq mois après son arrivée à Lille, en raison de mauvais résultats, fragilisant le projet du propriétaire Gérard Lopez déjà vacillant sur le plan financier.

A Nantes, Claudio Ranieri, arrivé avec son statut de champion d'Angleterre 2016 avec Leicester a déçu après des débuts prometteurs en décidant de s'en aller au bout d'une saison, tandis que l'Espagnol Oscar Garcia, auréolé d'une réputation d'apôtre du beau jeu, a été écarté de Saint-Etienne à la suite du lourd revers à domicile dans le derby face à Lyon (5-0).

. 'Flop line technology'

Alors que la Coupe du Monde en Russie s'apprête à accueillir pour la première fois la technologie d'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), la L1 a connu quelques errements d'un autre dispositif d'aide à la décision, la technologie de la ligne de but (goal-line technology, GLT). Censée détecter de manière infaillible si le ballon a intégralement ou non franchi la ligne de but, cette technologie a connu de sérieux dysfonctionnements cette saison, au point que la Ligue de football (LFP) a décidé de rompre son contrat avec le prestataire, Goal Control, au profit de Hawk Eye, également en charge du déploiement de la VAR en L1 à compter de la saison prochaine. Sans couac, cette fois?

. Turbulences en tribunes

Dans les tribunes de L1, la saison n'a pas été un long fleuve tranquille. Il y a bien sûr eu l'effondrement de la barrière du stade de la Licorne à Amiens, qui a fait 29 blessés parmi les supporters de Lille. Mais il y a aussi eu des envahissements de terrain à Saint-Etienne, Bordeaux ou Lille pour protester contre les mauvais résultats de ces clubs, l'utilisation de très nombreux engins pyrotechniques un peu partout (Paris, Marseille, Bordeaux, Saint-Etienne, Lyon...), une politique de "désobéissance civile" de supporteurs bordelais décidant de braver des arrêtés préfectoraux au risque d'être lourdement sanctionnés, des interdictions et restrictions de déplacement souvent mal vécues par les supporters... Point positif: une expérimentation sur les tribunes debout pourrait être conduite dans certains stades tests la saison prochaine.

© 2018 AFP