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Amazon exhorté à ne plus fournir son outil de reconnaissance faciale à la police

© AFP/Archives | Un système de reconnaissance de personnes et de véhicules pour la police présenté lors de la NVIDIA GPU Technology Conference, à Washington le 1er novembre 2017

WASHINGTON (AFP) - 

Plus de 30 organisations emmenées par l'American Civil Liberties Union (ACLU) ont exhorté mardi Amazon à cesser de fournir sa technologie de reconnaissance faciale à la police, estimant que cet outil lui conférait "un dangereux pouvoir de surveillance".

Elles ont envoyé une lettre à la direction d'Amazon après que l'ACLU a découvert que le géant américain travaillait avec les forces de l'ordre au déploiement de sa technologie de reconnaissance faciale, baptisée Amazon Rekognition.

"Une fois qu'un dangereux système de surveillance comme celui-ci est dirigé contre le public, les dégâts sont irréversibles", a prévenu Nicole Ozer, de la branche californienne de l'ACLU.

La lettre au fondateur et dirigeant d'Amazon, Jeff Bezos, a été signée par une trentaine d'organisations dont Electronic Frontier Foundation, Data for Black Lives, Freedom of the Press Foundation et Human Rights Watch.

"Mis entre les mains des gouvernements, Amazon Rekognition se prête à tous les abus", écrivent-elles. "Ce service représente une grave menace pour les communautés, dont les personnes de couleur et les immigrés, et menace la confiance et le respect qu'Amazon a construits".

Amazon est l'une des nombreuses entreprises qui, aux Etats-Unis et dans d'autres pays, déploient la reconnaissance faciale pour les services de sécurité et les autorités policières.

Or des enquêtes ont montré que de tels programmes étaient susceptibles de faire des erreurs, en particulier lorsqu'il s'agit d'identifier des personnes de couleur. Les militants arguent en outre que ces systèmes permettent de constituer une importante base de données d'informations biométriques qui peuvent être utilisées de façon abusive.

En Chine, les autorités ont créé un système de surveillance digitale à partir de photos, de scans de l'iris ou d'empreintes digitales pour surveiller de près les mouvements de la population entière. Elles l'utilisent également pour identifier les personnes qui transgressent la loi et les piétons indisciplinés.

L'ACLU a publié des documents faisant état de correspondances entre Amazon et les départements de la police de Floride, de l'Arizona et d'autres Etats au sujet de Rekognition, un service d'Amazon Web services.

"La population devrait être libre de marcher dans la rue sans être surveillée par le gouvernement", poursuivent les organisations dans cette lettre. "La reconnaissance faciale menace la liberté des communautés américaines (...). Le gouvernement fédéral pourrait utiliser la technologie de reconnaissance faciale pour traquer continuellement les immigrés".

Sollicité par l'AFP, Amazon n'était pas immédiatement disponible pour réagir à cette lettre.

© 2018 AFP