Accéder au contenu principal

Le sommet entre Trump et Kim Jong-un menacé

Donald Trump dans le Bureau ovale aux côtés de son homologue sud-coréen Moon Jae-in.
Donald Trump dans le Bureau ovale aux côtés de son homologue sud-coréen Moon Jae-in. Saul Loeb, AFP

Donald Trump a déclaré mardi que la Maison blanche poursuivait les préparatifs en vue du sommet du 12 juin avec le numéro un nord-coréen Kim Jong-un à Singapour, mais qu'il était prêt à le reporter si certaines conditions n'étaient pas remplies.

Publicité

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi 22 mai que le sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, prévu le 12 juin à Singapour, pourrait être reporté, tout en jugeant que ce dernier était "sérieux" dans sa volonté de dénucléariser son pays.

C'est la première fois que le locataire de la Maison Blanche évoque ouvertement un possible report de ce face-à-face historique dont il avait accepté le principe le 8 mars à la surprise générale, après des mois de surenchère verbale avec l'homme fort de Pyongyang.

"Il est possible que ça ne marche pas pour le 12 juin", a dit Donald Trump, assis dans le Bureau ovale aux côtés de son homologue sud-coréen Moon Jae-in. "Si la rencontre n'a pas lieu, elle aura peut-être lieu plus tard", a-t-il ajouté évoquant "certaines conditions", sans élaborer. "Nous voulons nous assurer que nous sommes sur la même longueur d'ondes au sujet du contenu de ce qui sera discuté", a ensuite dit le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à la presse. Mais "nous travaillons toujours en vue du 12 juin [et] nous ferons tout notre possible pour que cette rencontre soit une réussite", a-t-il ajouté, assurant être "optimiste".

Kim Jong-un a lui opté pour une tonalité nettement optimiste, se disant convaincu que le sommet à venir serait "couronné de succès" et que Donald Trump serait l'acteur central d'un "tournant historique" sur la péninsule.

Washington exige une dénucléarisation complète

Interrogé sur la réelle volonté du dirigeant nord-coréen, de près de quarante ans son cadet, de renoncer à l'arme nucléaire, le président américain a jugé que ce dernier était "très sérieux", tout en reconnaissant ne pouvoir prédire l'issue des négociations.

Washington exige une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible", mais le Nord n'a pas véritablement dévoilé son jeu et envoyé des signaux parfois confus sur ce thème. Fait notable, Donald Trump a aussi laissé pointer son mécontentement vis-à-vis du président chinois Xi Jinping dont il a par le passé loué la fermeté sur le dossier nord-coréen. "Le président Xi est un joueur de poker de niveau mondial", a-t-il lancé, laissant entendre que le puissant dirigeant chinois jouait sur plusieurs tableaux.

Ces déclarations tranchent avec la forme d'euphorie qui a flotté dans les semaines suivant l'annonce d'un accord sur la rencontre entre le président des États-Unis et l'héritier de la dynastie des Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d'un demi-siècle.

Prenant nombre d'observateurs – et semble-t-il Donald Trump lui-même – par surprise, le régime est brutalement revenu la semaine dernière à sa rhétorique belliqueuse traditionnelle.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.