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Etats-Unis: un couple obtient l'expulsion de son fils du domicile familial

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives | Les habitants d'une maison étant expulsés le 5 octobre 2011 à Milliken, dans le Colorado (Photo d'illustration)

NEW YORK (AFP) - 

A 30 ans, il est temps de quitter le nid familial. C'est la décision d'un juge américain, qui a donné raison à un couple qui demandait l'expulsion de son fils chômeur de son domicile.

Mark et Christina Rotondo s'étaient tournés vers la justice après avoir demandé pendant plusieurs mois sans succès à leur fils, Michael, de quitter leur maison de Camillus, près de Syracuse (nord-est), estimant qu'à l'âge de 30 ans, il pouvait se débrouiller seul, selon la radio NPR.

Mardi, lors d'une audience à la cour suprême de l'Etat de New York, le fils n'a pas nié que ses parents voulaient le mettre dehors mais a demandé à bénéficier d'un délai de six mois, se basant sur un précédent jugement concernant l'entraide familiale.

Le juge l'a débouté, trouvant sa demande "scandaleuse", et a rappelé que ses parents, propriétaires de la maison, avaient le droit de choisir qui y habitait. Il ne lui a toutefois pas donné de délai pour quitter le domicile.

"Je vais partir, je n'aime pas vivre ici mais j'ai besoin d'un délai raisonnable", a expliqué mercredi sur CNN Michael Rotondo, affirmant qu'il ne ferait pas appel de la décision si ses parents lui laissaient trois mois pour se retourner.

"J'ai des idées pour être capable d'avoir un revenu mais ça ne pourra pas arriver demain", a-t-il dit, précisant être actuellement au chômage.

Il a estimé que la procédure judiciaire intentée par ses parents était "une attaque" contre lui et qu'il avait "seulement tenté de faire ce qui était dans (son) intérêt".

La veille, il avait expliqué être la cible de "représailles" de ses parents qui ne pouvaient plus voir leur petit-fils dont il a perdu la garde en septembre 2017.

Il a admis que la situation vécue par la famille était "tendue" et "bizarre".

Michael Rotondo, barbe et cheveux longs coiffés en catogan, était revenu vivre au domicile familial il y a huit ans après avoir perdu son travail. Les relations se sont peu à peu détériorées. Il ne parle plus à ses parents, fait lui-même ses courses alimentaires et sa lessive. Mercredi, il a indiqué ne pas vouloir une réconciliation.

Ses parents lui ont proposé 1.100 dollars pour l'aider à déménager. Il a accepté la somme mais l'a dépensée en "frais", avait-il expliqué au juge.

Selon une étude du Pew Research Center, près d'un tiers (32,1%) des 18-34 ans américains vivaient chez leurs parents en 2016. Michael Rotondo a souligné sur CNN ne pas s'identifier avec cette génération. "Je suis très conservateur, les +millenials+ ont une idéologie très libérale", a-t-il dit.

© 2018 AFP