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"Moment décisif" pour l'épidémie d'Ebola en RDC, selon l'OMS

© AFP | Début des vaccinations dans la ville congolaise de Mbandaka, touchée par Ebola, 21 mai 2018

GENÈVE (AFP) - 

L'épidémie d'Ebola qui a déjà tué 27 personnes en République démocratique du Congo (RDC) est à un "moment décisif", a affirmé mercredi l'OMS, qui espère vacciner 10.000 personnes d'ici un mois.

"Les prochaines semaines nous diront vraiment si cette épidémie va s'étendre aux zones urbaines ou si nous allons être en mesure de la maîtriser", a déclaré le directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS, Peter Salama, lors d'une séance spéciale de l'OMS à Genève.

"Nous sommes à la croisée des chemins, à un moment décisif", a-t-il dit.

L'épidémie d'Ebola a été déclarée le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville. Le nombre de morts s'élève à 27, sur 58 cas, dont 28 confirmés, selon un dernier bilan de l'OMS publié mercredi.

Interrogé par l'AFP, M. Salama a expliqué qu'il était "trop tôt pour dire dans quelle direction (l'épidémie) va aller".

"Nous saurons si elle s'étend, s'il y a des cas additionnels dans les grands centres urbains" ou s'il y a des cas "dans les pays voisins", a-t-il ajouté.

Les premiers cas sont apparus au début du mois d'avril selon l'OMS dans une zone rurale du nord-ouest de la RDC, avant de se propager à Mbandaka, ville d'environ 1,5 million d'habitants située sur le fleuve Congo et reliée à Kinshasa par de nombreuses liaisons fluviales.

M. Salama a également expliqué que la campagne de vaccination - qui cible le personnel de santé ainsi que les contacts et contacts des contacts des malades - suit son cours. L'OMS espère vacciner quelque 10.000 personnes d'ici la fin du mois de juin.

Ce vaccin ne doit toutefois pas être considéré comme la "solution miracle" mais comme une "partie de la réponse", a souligné M. Salama, appelant à un suivi minutieux des patients et de leurs contacts. L'OMS a identifié jusqu'à présent 600 contacts de malades.

Il a rappelé que les personnes ayant guéri sont toutefois susceptibles de transmettre le virus par voie sexuelle sur une période allant de "plusieurs mois à plusieurs années".

Vendredi dernier, l'OMS a décidé que cette épidémie ne constituait pas "actuellement une urgence de santé publique de portée internationale", une qualification qui permettrait avant tout à l'agence de l'ONU d'avoir plus de "force sur le plan juridique" pour empêcher des pays d'imposer des restrictions au voyage ou au commerce, des mesures qui peuvent s'avérer contre-productives, a relevé M. Salama.

"La réponse à cette grave épidémie a pris un bon départ mais il y a encore un long chemin à parcourir pour en voir la fin", a-t-il conclu.

© 2018 AFP