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Adrien Guihal, vétéran du jihad français et voix de revendications d'attentats

PARIS (AFP) - 

Une des "voix" du groupe Etat islamique, il avait notamment revendiqué l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice: Adrien Guihal, capturé à Raqa, est à 33 ans un vétéran du jihad français, parti en Syrie après sa condamnation en France pour un projet d'attentat.

Capturé le 19 mai à Raqa -l'ex-capitale de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie- par les forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde soutenue par Paris et Washington, il avait rejoint la Syrie début 2015 et faisait depuis l'objet d'une enquête préliminaire en France pour association de malfaiteurs terroriste.

Considéré comme l'une des principales figures francophones de l'EI, il est connu pour oeuvrer au sein des organismes médiatiques officiels de l'organisation, dont l'agence de propagande Amaq. C'est par sa voix que l'EI a revendiqué l'attentat de Magnanville (ouest de Paris), au cours duquel un couple de policiers a été assassiné à son domicile par Larossi Abballa en juin 2016.

Il a également été identifié par les enquêteurs français comme ayant revendiqué au nom de l'EI l'attaque de Nice le soir du 14 juillet 2016, au cours de laquelle le Tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait foncé dans la foule au volant d'un camion (86 personnes, plus de 400 blessés).

Adrien Guihal, également connu sous le nom d'Abou Oussama al-faransi, s'était fait repérer pour avoir préparé en 2008 un attentat ciblant les locaux des renseignements généraux à Paris.

Pour ces faits, il a été condamné le 26 janvier 2012 par le tribunal correctionnel de Paris à une peine de 4 ans de prison, assortie d'un an de sursis.

Selon Libération, cet homme, soupçonné d'avoir été "l'émir" d'un forum jihadiste francophone, a également fait l'objet d'une mise en examen en 2010 mais celle-ci a finalement été annulée car la cour d'appel a estimé que les faits ne pouvaient pas constituer une association de malfaiteurs.

A sa sortie de prison, en 2012, Adrien Guihal, qui se faisait aussi surnommer Hamza, a co-dirigé un garage automobile dans le Val-d'Oise près de Paris, fréquenté par d'autres jihadistes.

-"C'est un psychopathe"-

Un homme, interrogé dans l'enquête sur un attentat avorté à Villejuif en 2015 qui visait une église de cette banlieue parisienne, le décrivait ainsi comme le "dirigeant" d'une petit bande d'islamistes près de chez lui.

"Hamza, c'est le plus dangereux de tous. Il n'a pas de coeur. Pour moi, il n'hésiterait pas une seconde à tirer sur quelqu'un. C'est un psychopathe", résumait cet homme, selon une audition dont l'AFP a eu connaissance.

"Il est toujours habillé +façon militaire+. Il est très méchant. C'est le plus radical et il est +anti-tout+, ajoutait-il devant les enquêteurs.

Adrien Guihal a aussi été proche de l'association Sanabil, dissoute depuis et considéré par les autorités françaises comme ayant été au coeur de la nébuleuse jihadiste.

Cette association, créée en 2010 et basée en Seine-et-Marne, est apparue dans plusieurs dossiers terroristes, dont l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et aux abords du Stade de France à Saint-Denis - les plus meurtriers jamais commis en France.

Une des activités de Sanabil consistait à organiser des "pique-niques" qui "créent un ciment, un lieu de rencontre pour ces gens", selon un enquêteur.

Ainsi, lors d'un pique-nique le 23 août 2014 en Seine-et-Marne, on pouvait croiser notamment Adrien Guihal et Amédy Coulibaly, le tueur d'une policière à Montrouge et du supermarché Hyper Cacher à Paris en janvier 2015. Ont également gravité autour de l'association, Larossi Abballa ou encore les frères Clain, autres figures du jihadisme français ayant revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

L'arrestation d'Adrien Guihal s'ajoute à la liste des jihadistes français de l'EI capturés ces derniers mois par les forces démocratiques syriennes.

Selon Paris, il resterait environ 500 jihadistes français présumés en Irak et en Syrie, détenus ou en fuite. Parmi ceux retenus, le plus connu reste Thomas Barnouin, 36 ans, vétéran du jihad depuis les années 2000.

© 2018 AFP