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Arrestation d'un cadre français de l'EI en Syrie

Les Unités de protection du Peuple kurdes (YPG) dans la régionn de Raqqa, le 22 juin 2015. Les YPG sont aujourd'hui intégrées aux FDS.
Les Unités de protection du Peuple kurdes (YPG) dans la régionn de Raqqa, le 22 juin 2015. Les YPG sont aujourd'hui intégrées aux FDS. Uygar Onder Simsek, AFP

La traque des jihadistes français en Irak et en Syrie se poursuit. Les Forces démocratiques syriennes ont arrêté Adrien Guihal, propagandiste important au sein de l'EI. La mort de Salim Benghalem, recruteur et probable bourreau, a été confirmée.

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Adrien Guihal, considéré comme un important cadre français de l'organisation État islamique, a été capturé le 19 mai à Raqqa, l’ancienne capitale de l’organisation; ont annoncé les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Paris et Washington. L’homme de 35 ans aurait été arrêté avec sa femme et ses six enfants. Il est surtout connu pour son rôle au sein des médias de l’EI, notamment l’agence de propagande Amaq ou la radio Al-Bayan, qui diffusait en direct bulletins d'informations mais aussi enseignements et débats religieux et autres psalmodies dans les zones sous le contrôle du califat auto-proclamé.

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Adrien Guihal a été identifié par les services de renseignement français comme étant la "voix" revendiquant l’attentat de Magnanville, au cours duquel un couple de policiers a été assassiné en juin 2016. Il a également revendiqué au nom de l’EI l’attaque de Nice le soir du 14 juillet 2016, qui avait tué 86 personnes et blessé 400 autres. Il est enfin soupçonné d'avoir joué un rôle dans une tentative d'attentat à Villejuif en 2015.

Près de 15 ans sous la bannière du jihad

Egalement connu sous le nom d’ "Abou Oussama al-Faransi", le trentenaire est un vétéran du jihad. Converti en 2002, il se serait radicalisé lors de séjours en Arabie saoudite et en Egypte au cours des années 2000. C’est également à cette période qu’il rencontre les frères Clain, identifiés par la suite comme les principaux artisans de la propagande francophone de l’EI. Il devient  l'un des modérateurs du forum Ansar al-Haqq, un site pro-jihadiste en français. Il est arrêté en décembre 2008 en France puis condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir préparé un attentat ciblant les locaux des renseignements généraux (RG, devenus SCRT) à Paris.

>> À lire : Irak-Syrie : la France face au problème des revenants et de leurs enfants

Après sa libération, en juin 2012, il devient gérant d’un petit garage du Val-d’Oise, autour duquel gravite un groupe de djihadistes français. Il se fait alors appeler Hamza. Il part vers la Syrie et l'Irak en février 2015 avec un petit groupe de jeunes radicalisés, pour rejoindre les rangs de l'EI, selon le quotidien Le Monde.

Les autorités françaises confirment la mort de Salim Benghalem

Les autorités françaises auraient par ailleurs confirmé d'après l'AFP la mort de Salim Benghalem, autre jihadiste français suspecté d'avoir fait office de recruteur et de bourreau au sein de l'EI. Sa mort remonterait au mois de novembre dernier en Syrie.

Visé par un mandat d'arrêt international, il avait été condamné en son absence à quinze ans de prison en janvier 2016 à Paris au procès d'une filière d'acheminement de jihadistes en Syrie.

Dans une vidéo de propagande diffusée en février 2015, il s'était réjoui des tueries de janvier à Paris, menaçant la France de nouvelles attaques en appelant des cellules dormantes à prendre les armes contre les citoyens français.

La traque continue

La capture d’Adrien Guihal fait suite à plusieurs arrestations de plusieurs jihadistes proches des frères Clain ces derniers mois. Notamment Thomas Barnouin, autre vétéran du jihad, et Thomas Collange. Les deux hommes faisaient partie de la cellule d’Artigat, l’une des premières filières de recrutement des jihadistes français vers l’Irak dès les années 2000.

Selon Paris, il resterait environ 500 djihadistes français présumés en Irak et en Syrie, détenus ou en fuite. Quelque 300 jihadistes français, dont 12 femmes, auraient été tués dans la zone depuis 2014, selon les estimations fournies à l'AFP par une source proche du dossier début mars.

Avec AFP

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