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Traitement médiatique de la manif du 26 mai: "Une honte", selon Mélenchon

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Paris (AFP)

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, affirme que le traitement médiatique de la manifestation du 26 mai est "une honte sur le plan intellectuel", dénonçant notamment le décompte du nombre de participants par la société Occurrence, lundi sur son blog.

"Le traitement médiatique du 26 mai a été une utile contribution aux progrès de la conscience de ceux qui se sont mobilisés ce jour-là. Car, mieux que d?habitude, ce fut une honte sur le plan intellectuel", affirme M. Mélenchon.

Selon lui, "les +journalistes+ comparaient sans vergogne le chiffre des seuls manifestants parisiens à ceux de la marche nationale du 5 mai. Comme si les près de 200 autres manifestations n?existaient pas".

"Evidemment, les chiffres pris pour argent comptant sont ceux de l?agence macroniste de comptage désormais bien connue. Laquelle n?a pas hésité à rectifier en cours de route son pointage parisien sans que cela n?émeuve les robots en plateau qui psalmodiaient le mot convenu: +échec+", accuse-t-il.

Selon le comptage effectué par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP, la manifestation parisienne contre la politique d'Emmanuel Macron a rassemblé samedi 31.700 personnes. Selon Occurrence également, la manifestation du 5 mai, à l'initiative du député LFI François Ruffin, avait rassemblé 38.900 personnes.

Les représentants de LFI avaient été invités à assister à l'opération de comptage effectuée par Occurrence mais n'avaient pas donné suite.

La CGT, qui avait appelé à la manifestation du 26 mai pour "une marée populaire", avec une soixantaine de partis (dont LFI et le PCF), syndicats et associations (notamment Attac), a chiffré de son côté à 80.000 le nombre de manifestants à Paris, et à 250.000 dans toute la France.

Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de LFI, s'est par ailleurs félicité, lundi lors d'une conférence de presse à Paris, du "bilan positif" de la manifestation de samedi.

Cette manifestation a "permis un enracinement des mobilisations dans tout le pays, puisqu'il y a eu de 180 à 200 rassemblements", a-t-il noté, en dénonçant lui aussi son "traitement médiatique qui vise à en minimiser l'ampleur et le succès".

Mais "nous avons aussi observé que la colère qui existe dans le pays ne se traduit pas automatiquement en mobilisation. Il reste encore du chemin à parcourir pour faire reculer le gouvernement", a-t-il admis.

"Deux initiatives sont prévues", a-t-il précisé: "une réunion du cadre large mis en place pour le 26 mai va avoir lieu dans la semaine" d'une part, d'autre part "une organisation syndicale a fait une proposition pour une journée de grève interprofessionnelle".

Le 23 mai, la commission exécutive de Force ouvrière, qui n'avait pas appelé à la manifestation du 26 mai, a proposé "aux autres organisations syndicales et de jeunesse de rechercher la plus grande unité possible pour créer dès à présent les conditions d?une action commune et d?un rapport de force interprofessionnel, y compris par la grève".

"La France Insoumise ne prétend pas se substituer aux organisations syndicales mais dans l'hypothèse où cette proposition aboutirait, elle la soutiendrait", a indiqué M. Bompard.

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