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Fusillade à Liège : trois morts dont deux policières, le caractère terroriste retenu

Les forces de l'ordre belges ont bouclé le centre de Liège après la fusillade au cours de laquelle deux policières ont été tuées, mardi 29 mai.
Les forces de l'ordre belges ont bouclé le centre de Liège après la fusillade au cours de laquelle deux policières ont été tuées, mardi 29 mai. John Thys, AFP

Deux policières belges et un homme de 22 ans ont été tués lors d'une fusillade dans le centre de Liège, en Belgique. L'assaillant a été abattu par les forces de sécurité. Le parquet fédéral a retenu le caractère terroriste de l'attaque.

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Deux policières belges et un passager d'un véhicule ont été tués, mardi 29 mai, au cours d'une fusillade sur une artère fréquentée du centre de Liège, dans l'est de la Belgique. L'assaillant a ensuite été abattu par les forces de sécurité, rapporte le parquet. Deux autres personnes ont également été blessées. Le parquet fédéral a retenu le caractère terroriste de l'attaque.

Vers 10h30, l'homme identifié par les médias comme Benjamin Herman, un délinquant multirécidiviste né en 1982, a d'abord agressé les deux policières au couteau sur le boulevard d'Avroy avant de porter de "multiples coups de couteau" aux deux policières "agressées par l'arrière". il s'est ensuite emparé de leurs armes de service pour les abattre, a raconté devant la presse le procureur de Liège, Philippe Dulieu.

L'assaillant a aussi abattu un homme de 22 ans, passager d'une voiture en stationnement dans le quartier. Après avoir tiré sur la voie publique, il s'est réfugié dans un lycée. Il a ensuite brièvement pris en otage une employée d'un groupe scolaire, entraînant l'évacuation des élèves, selon les autorités. Aucun enfant n'a été blessé. L'assaillant a finalement été abattu par les forces de l'ordre.

"Violence lâche et aveugle"

Dans un tweet, le Premier ministre belge Charles Michel a dénoncé une "violence lâche et aveugle". "Nos pensées sont avec les victimes de cet acte odieux à Liège", a réagi sur Twitter le ministre belge de l'Intérieur Jan Jambon, ajoutant que les autorités étaient en train d'essayer d'établir "ce qui s'est passé exactement".

 

Permission de sortie

L'enquête a été confiée à un juge d'instruction antiterroriste, et le parquet fédéral doit donner des précisions sur ses premiers éléments mercredi matin lors d'une conférence de presse. Décrit comme un délinquant plusieurs fois condamné pour vols, coups et blessures ou trafic de stupéfiants, Benjamin Herman était incarcéré depuis 2003 mais en permission de sortie lorsqu'il est passé à l'acte mardi. Il avait déjà bénéficié d'une vingtaine de congés pénitentiaires qui s'étaient bien déroulés, d'après le ministre belge de la Justice Koen Geens.

Selon une source proche de l'enquête jointe par l'AFP, le tueur était toutefois fiché par la police pour avoir été en contact, lors d'un séjour à la prison de Lantin (est), avec un détenu islamiste, et s'être radicalisé. Il était dans "une fuite en avant" après avoir "commis un meurtre la nuit dernière" à On, entre Marche et Rochefort (sud), a aussi dit cette source.

Belgique, théâtre d'attaques

La Belgique, frappée par des attentats jihadistes qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016, a été depuis le théâtre de plusieurs agressions contre des militaires ou des policiers.

La dernière attaque considérée comme "terroriste" s'est produite le 25 août 2017 : un homme de 30 ans d'origine somalienne a agressé des soldats au couteau, blessant légèrement un d'eux, en criant "Allah Akbar" en plein cœur de Bruxelles. Il a été abattu.

Avec AFP et Reuters

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