Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

"Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a un an"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Elections locales en Côte d'Ivoire : bras de fer entre le PDCI et le RHDP

En savoir plus

LE DÉBAT

Inondations en France : plusieurs morts dans l'Aude

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Le vélo de retour à Cuba et les entrepreneurs burundais en province qui innovent

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mo'Kalamity, ambassadrice capverdienne d'un reggae conquérant

En savoir plus

FOCUS

En Californie, une croisade anti-avortement après une décision de la Cour suprème

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Adlène Méddi : "1994, une année de basculement en Algérie"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Égypte : nouveau procès pour Ahmed Douma, icône de la révolution

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

L'enjeu sécuritaire des législatives en Afghanistan

En savoir plus

Découvertes

Le gouvernement français s'est résolu à arrêter les frais : il abandonne l'appli d'alerte attentat SAIP

© DAMIEN MEYER, AFP

Texte par Steven JAMBOT

Dernière modification : 29/05/2018

Elle allait fêter ses deux ans d'existence, mais ce ne sera pas le cas. L'application mobile SAIP va cesser de fonctionner, le ministère de l'Intérieur lui préférant Facebook, Twitter et Google.

C'est un échec cuisant. Lancée le 8 juin 2016 pour l'Euro de football en France, l'application mobile SAIP (pour Système d'alerte et d'information des populations", plus connue sous le nom d'"alerte attentat", ne fonctionnera plus à partir de vendredi 1er juin.

VOIR AUSSI : Attentats : comment Internet a changé la temporalité des crises

Selon RTL, le gouvernement a enfin décidé d'arrêter les frais après les nombreux ratés du service. Ainsi, lors de l'attentat de Nice le 14 juillet 2016, l'appli avait mis trois heures à envoyer une notification à ses utilisateurs ; le 3 février 2017, lors de l'attaque du Louvre, elle n'avait pas fonctionné ; idem le 23 mars dernier lors de la prise d'otages dans un Super U à Trèbes. Ajoutons à cela qu'elle ne couvrait pas convenablement la population française car il fallait avoir téléchargé l'application et activé la géolocalisation pour recevoir les alertes sous forme de notifications mobiles en cas de péril majeur (attentat mais aussi accident nucléaire ou catastrophe naturelle). 

Changement de stratégie

Le ministère de l'Intérieur s'est donc résolu, selon RTL, à "rediriger sa stratégie vers les réseaux sociaux pour alerter la population". C'est l'assurance de couvrir un plus large spectre de la population et de s'appuyer sur des outils opérationnels et ne nécessitant pas des infrastructures propres et coûteuses. "Des partenariat avec Facebook, Google et Twitter ont été signés en ce sens", précise RTL.

Ainsi, les quelque 35 millions de Français qui utilisent Facebook sur leur smartphone pourront être avertis par le Safety Check. Sur Twitter, un compte dédié @Beauvau_Alerte doit être activé vendredi 1er juin, selon RTL. Les followers recevront une notification et un bandeau devrait également être affiché en cas d'événement majeur. Comme le précise le site de la radio française, cela rappelle @CrisisCenterBE, qui a prouvé son efficacité en Belgique.

Quant aux Français qui ne sont pas sur les réseaux sociaux, ils n'ont pas été oubliés. "Google mettra automatiquement en avant les contenus des autorités en diffusant par exemple des conduites à tenir et les informations fiables et vérifiées", écrit RTL. Des partenariats ont par ailleurs été noués avec France Télévisions, Radio France, la RATP et Vinci Autoroute, ajoute la radio.

Nul doute que l'efficacité sera autrement plus importante que les quelque 800 000 téléchargements que SAIP revendiquait.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentair

Première publication : 29/05/2018