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Belgique : l'enquête se poursuit à Liège, l'EI revendique l'attaque

Des policiers devant des fleurs déposées à la mémoire des victimes de l'attaque à Liège, le 30 mai 2018.
Des policiers devant des fleurs déposées à la mémoire des victimes de l'attaque à Liège, le 30 mai 2018. Emmanuel Dunand, AFP

L'organisation État islamique a revendiqué, mercredi en fin de journée, l'attaque qui a fait trois morts, la veille, à Liège. Les enquêteurs privilégient la piste terroriste.

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Alors même que les enquêteurs belges avaient dit privilégier la piste terroriste, l'organisation État islamique (EI) a revendiqué par le biais de son organe de propagande, mercredi 30 mai, l'attaque menée à Liège en Belgique. Mardi, un trentenaire radicalisé a tué deux policières et un étudiant.

Le parquet fédéral belge avait, dès mardi, confirmé que la piste terroriste était privilégiée, suspectant l'auteur, Benjamin H., d'avoir déjà tué un homme lors de la nuit précédant la tuerie. La justice a retenu la qualification d'"assassinat terroriste" et de "tentative d'assassinat terroriste".

Wenke Roggen, la porte-parole du parquet, avait noté que les premiers éléments de l’enquête permettaient d’identifier "le modus operandi auquel l'EI appelle régulièrement sur Internet", à savoir l’usage d’une arme blanche.

Le parquet a également souligné que l'auteur "avait crié plusieurs fois Allah Akhbar ('Dieu est grand')" lors des faits et qu'il était "en contact avec des personnes radicalisées". Ces informations sur ces liens, venant de la police fédérale de Liège et de la Sûreté de l'État, "datent de 2016 et 2017, mais n'ont pas été confirmées depuis lors", a ajouté la porte-parole.

Selon une source proche de l'enquête, jointe par l'AFP, l'auteur de la fusillade était fiché par la police pour avoir été en contact, lors d'un séjour à la prison de Lantin (est), avec un détenu islamiste, et s'être radicalisé. Jugé "instable", il s’était converti à l'islam en prison.

Hommage aux victimes

La Belgique a rendu mercredi hommage aux deux policières et à l'étudiant tués à Liège. Les drapeaux étaient en berne dans plusieurs villes et le Premier ministre Charles Michel a assisté, en début d'après-midi, à une minute de silence à Liège, à laquelle ont participé un millier de personnes et de nombreux policiers aux regards graves et aux yeux parfois mouillés.

L'équipe nationale de football, les Diables rouges, en préparation pour la Coupe du monde, a également participé à l'hommage en observant une minute de silence avant une séance d'entraînement à Tubize, près de Bruxelles.

Avec AFP

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