BELGIQUE

Fusillade à Liège : le profil du tueur au cœur de l'enquête

Les forces de l'ordre belges ont bouclé le centre de Liège après la fusillade au cours de laquelle deux policières ont été tuées, mardi 29 mai.
Les forces de l'ordre belges ont bouclé le centre de Liège après la fusillade au cours de laquelle deux policières ont été tuées, mardi 29 mai. Éric Lalmand, Belga, AFP

Les enquêteurs belges se concentrent mercredi sur l'auteur de la fusillade à Liège, un délinquant multirécidiviste radicalisé en prison, abattu par la police après avoir tué trois personnes. Il est aussi suspecté d'un meurtre commis avant la tuerie.

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Les enquêteurs belges se concentrent, mercredi 30 mai, sur le profil de l'auteur de la fusillade de mardi à Liège, un délinquant multirécidiviste radicalisé, abattu par la police après avoir tué trois personnes, dont deux policières.

La justice belge a retenu la qualification "d'assassinat terroriste et de tentative d'assassinat terroriste", a confirmé mercredi matin devant la presse une porte-parole du parquet, Wenke Roggen. Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'il pourrait s'agir d'un attentat terroriste", a-t-elle ajouté, précisant que l'enquête sur l'auteur, présenté comme "Benjamin H.", "se concentre actuellement sur la question de savoir s'il a agi seul".

Le parquet a également souligné que l'auteur "avait crié plusieurs fois Allah Akhbar ('Dieu est grand')" lors des faits et qu'il était "en contact avec des personnes radicalisées". Ces informations sur ces liens, venant de la police fédérale de Liège et de la Sûreté de l'État, "datent de 2016 et 2017, mais n'ont pas été confirmées depuis lors", a ajouté la porte-parole.

Selon une source proche de l'enquête jointe par l'AFP, l'auteur de la fusillade était fiché par la police pour avoir été en contact, lors d'un séjour à la prison de Lantin (est), avec un détenu islamiste, et s'être radicalisé. Jugé "instable", il s’était converti à l'islam en prison.

Né le 12 janvier 1987, il était connu de la justice pour "vol avec violence, consommation de stupéfiants et rébellion", a précisé Wenke Roggen. Il bénéficiait depuis lundi 7 h 30 d'un congé pénitentiaire et aurait normalement dû réintégrer la prison mardi soir à 19 h 30.

Suspecté d'un meurtre commis avant la tuerie

L'homme de 31 ans "est aussi suspecté d'un meurtre commis à On, près de Marche-en-Famenne", a rapporté Wenke Roggen. "Les circonstances exactes de ces faits font l'objet d'une enquête distincte", a-t-elle ajouté. Selon les médias locaux, un toxicomane de 30 ans a été retrouvé mort à son domicile à On, probablement tué avec un marteau.

"Il est clair que l'objectif de l'assassin était de s'en prendre à la police", a déclaré de son côté le chef de la police de Liège Christian Beaupère, lors d'une conférence de presse mardi en fin d'après-midi. Il a précisé que quatre policiers avaient été blessés aux bras et aux jambes lors de l'échange de tirs qui a suivi la prise d'otage. L'un d'eux a été atteint à l'artère fémorale. La Belgique, frappée par des attentats jihadistes qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016, a été depuis le théâtre de plusieurs agressions contre des militaires ou des policiers.

Avec AFP et Reuters

 

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