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Dans la presse

"Si tu peux être fort sans être violent, tu seras un homme, mon fils" (Oxmo Puccino)

France 24

A la une de la presse, ce mercredi 30 mai, l’attaque mortelle d’hier à Liège, en Belgique, par un détenu en permission de sortie, signalé pour "radicalisation". Les tensions entre l’UE et l’Italie. La tenue de super-héroïne de Serena Williams. Et une campagne contre le machisme.

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A la Une de la presse, les réactions, en Belgique, à l’attaque de Liège, où quatre personnes, dont l’assaillant, ont été tuées, hier.

L’auteur de cette attaque, incarcéré depuis 2003, a profité d’une permission de deux jours pour tuer deux policières et un étudiant. Un «périple meurtrier» à la une du Soir, qui précise que Benjamin Herman avait déjà bénéficié de plusieurs autres autorisations de sortie qui s’étaient bien déroulées. D’après le journal, cet homme de 36 ans figurait sans plusieurs dossiers pour radicalisation. «Pour l’instant, l’heure est au chagrin et à la douleur partagée», mais dans les jours qui viennent, prévient Le Soir, «aucun débat ne (devra) être mis de côté» - y compris «celui de la radicalisation islamique en prison, dont (beaucoup) disent qu’elle est difficile à détecter, qu’elle naît souvent des circonstances de la détention mais surtout, qu’elle serait combattue avec des moyens insuffisants». «Les prisons belges ne peuvent plus être des nids à djihadistes», s’indigne La Libre Belgique. D’après le quotidien, l’auteur de l’attaque pourrait s’être radicalisé en 2017, lors de de son passage à la prison de Lantin, à quelques kilomètres au nord de Liège.

En France, Emmanuel Macron se dit favorable à la divulgation d’informations sur les personnes fichées «S», pour radicalisation. Cette «vieille demande de la droite et du Front national» aurait fait «son chemin» à l’Elysée, selon Libération, qui précise que le président souhaite que les préfets puissent «échanger» leurs informations avec les maires, en particulier sur la présence dans leurs communes de personnes inscrites sur le listing qui recense les personnes radicalisées susceptibles d’être dangereuses. Mais le problème, comme le relèvent les dessins de Simon Bally, c’est que les élus locaux ne présentent pas les garanties exigées pour les policiers – puisqu’ils ne sont soumis à aucune enquête de moralité ni tenus au secret professionnel, ce qui risque d’entraver les enquêtes, et occasionner des dérives, comme la manipulation de ces informations à des fins politiques.

En Italie, la crise politique se répercute désormais sur les marchés. Et la chute des marchés italiens touche à présent les banques européennes et américaines, d’après The Financial Times – qui cite la mise en garde, hier, du gouverneur de la Banque d’Italie, sur la possible «perte de confiance» des investisseurs face au programme des populistes. Une fébrilité que la petite phrase attribuée hier au Commissaire allemand au Budget n’a sans doute pas apaisée - un journaliste ayant résumé l’interview que Günther Oettinger lui avait accordée en ces termes: les marchés financiers vont «apprendre aux Italiens comment voter» - une citation approximative, mais qui a immédiatement soulevé l’indignation en Italie, obligeant même Günther Oettinger à présenter ses excuses. «Je ne voulais pas être irrespectueux», plaide-t-il dans le Tagesspiegel. Des excuses visiblement inaudibles dans le contexte actuel en Italie – comme en témoigne Il Fatto Quotidiano, qui accuse le Commissaire européen au budget d’avoir une «passion pour les avions des lobbyistes russes», et même «des amitiés au sein de la mafia calabraise, la Ndrangheta». Bref, une atmosphère de franche camaraderie - à voir pour terminer avec ce dessin de Steve Bell, qui montre ce que les anglo-saxons appellent un «fat cat», un gros bonnet de la finance, jeté à terre par le vote des Italiens. Sous-entendu: «et si c’étaient les électeurs qui donnaient une bonne leçon aux marchés financiers?», et non l’inverse.

Un mot, également, de l’assassinat, hier, en Ukraine, du journaliste russe Arkady Babtchenko. La disparition de ce critique sans concession de Vladimir Poutine, opposé à l’annexion de la Crimée et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, fait la une du site du Kyev Post, qui rapporte que Babtchenko a été tué de plusieurs balles dans le dos, devant la porte de son appartement à Kiev, où il avait trouvé refuge en février 2017 après l’intense campagne de dénigrement médiatique dont il avait fait l’objet en Russie.

On ne se quitte pas là-dessus. Un peu de légèreté et de féminité dans ce monde de brutes. A la une de nombreux journaux outre-Manche, ce matin, la tenue de super-héroïne de la tenniswoman américaine Serena Williams - une tenue inédite et pas qu’esthétique, d’après The Daily Telegraph – qui explique que cette combinaison lui permet surtout d'avoir «une meilleure circulation sanguine», après l’embolie pulmonaire dont elle a été victime après son accouchement, qui l’a obligée à s’éloigner de la compétition pendant 14 mois. «Serena est de retour, habillée pour le succès». La joueuse est désormais l’heureuse maman d’une petite fille.

Quant à celles et ceux qui ont le bonheur d’avoir un garçon, je recommande de jeter un cil au Parisien, qui nous apprend qu’une campagne est lancée aujourd’hui en France pour apprendre aux familles à ne pas transmettre de comportements sexistes à leurs garçons, à ne pas devenir des machos. Comme l’a chanté le rappeur Oxmo Puccino: «Si tu sais soutenir sans vouloir dominer, si tu peux être fort sans être violent, tu seras un homme, mon fils».

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