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Bachar al-Assad veut chasser les États-Unis hors de Syrie

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu'une confrontation russo-américaine avait été évitée.
Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu'une confrontation russo-américaine avait été évitée. Jospeh Eid, AFP (archives)

"Les Américains doivent partir et ils partiront d'une façon ou d'une autre", a déclaré le président syrien dans un entretien diffusé jeudi par Russia Today.

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Bachar al-Assad a appelé, jeudi 31 mai, les États-Unis à quitter la Syrie et n'a pas exclu le recours à la force pour reprendre les territoires contrôlés par les Forces démocratique syriennes (FDS), groupe armé rebelle soutenu par Washington.

"C'est notre terre et c'est notre droit et notre devoir de la libérer. Les Américains doivent partir et ils partiront d'une façon ou d'une autre", a déclaré le président syrien dans un entretien diffusé par Russia Today. "Après la libération d'Alep (nord), par la suite (la ville de) Deir Ezzor et avant cela Homs (centre) et maintenant Damas, les Américains perdent en réalité leurs cartes", selon lui.

"Ils sont allés en Irak sans aucune base légale, et regardez ce qu'il s'est passé. Ils doivent retenir la leçon. L'Irak n'est pas une exception, la Syrie non plus. Les populations n'accepteront plus d'étrangers dans la région", ajoute-t-il.

S’il s'est dit ouvert aux efforts de réconciliation dans son pays ravagé par plus de sept ans de guerre, il a affirmé que "le seul problème qui reste aujourd'hui en Syrie, c'est les FDS". Cette coalition composée de combattants kurdes et arabes, a joué un rôle crucial dans la lutte contre l’organisation État islamique (EI) qu'elle a chassé de plusieurs régions de Syrie dont son fief de Raqa, et qu'elles continuent de combattre dans une partie de la province orientale de Deir Ezzor.

"Nous avons deux options pour régler ce problème : nous avons d'abord ouvert la voie à des négociations car la majorité des membres (des FDS) sont des Syriens. Si cela ne marche pas, nous allons libérer nos territoires par la force, nous n'avons pas d'autre choix", a souligné Bachar al-Assad.

"Pas de troupes iraniennes" sur le sol syrien

Concernant la question de l'implication de l'allié iranien dans le conflit et les récentes frappes israéliennes sur des positions militaires présentées comme iraniennes en Syrie, le président syrien a affirmé qu'il n'y avait "pas de troupes iraniennes" sur le sol syrien.

"Nous ne pouvons pas les cacher et nous n'avons pas honte de dire clairement s'il y en a", a-t-il dit, non sans préciser que "seuls des officiers iraniens aident l'armée syrienne".

Quand il lui était demandé ce que la Syrie pouvait faire pour mettre fin aux frappes israéliennes qui ont ciblé le territoire syrien ces dernières semaines, Bachar al-Assad a répondu : "La seule option est d'améliorer nos défenses antiaériennes, c'est la seule chose à faire, et nous sommes en train de le faire", ajoutant que les défenses syriennes étaient plus puissantes que jamais grâce à la Russie.

Sur un autre plan, il a affirmé qu'une confrontation russo-américaine avait été évitée. "Nous étions près d'une confrontation directe entre les forces russes et celles des Etats-Unis, et heureusement elle a été évitée", a-t-il confié.

Il a loué "la sagesse de la direction russe" qui a permis, selon lui, d'éloigner le spectre d'un tel conflit, car "personne au monde et en premier lieu les Syriens n'a intérêt à ce que cette confrontation se produise".

Avec AFP et Reuters

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