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Dans la presse

"La prochaine fois qu'un opposant russe sera assassiné, on se demandera s'il est vraiment mort"

France 24

Dans la presse, ce jeudi 31 mai, les réactions à la mise en scène de l’assassinat du journaliste Arkady Babchenko. Une conséquence controversée du durcissement de la lutte contre l’immigration aux États-Unis. L’essor du djihadisme en Afrique. Et une info sur le port de lunettes.

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Dans la presse, ce matin, les réactions à la mise en scène de l’assassinat d’Arkady Babchenko, par les autorités ukrainiennes.

 

Cette rocambolesque affaire ne fait pas ciller The Wall Street Journal, qui estime que le faux assassinat du journaliste russe exilé à Kiev «met (surtout) en lumière les risques encourus par les dissidents russes». «A quel point l’exil d’un opposant à Vladimir Poutine peut-il être dangereux? Suffisamment dangereux pour qu’Arkady Babchenko accepte de simuler sa mort pour aider les autorités ukrainiennes à déjouer une tentative d’assassinat contre lui», écrit le quotidien américain – qui demande à ce que davantage soit fait pour «exposer et arrêter l’entreprise russe Meurtriers et compagnie», en attendant que l’Ukraine en dise elle aussi un peu plus sur le dernier «complot» en date pour tuer Arkady Babchenko.

 

The Moscow Times évoque, lui, le «pouvoir sombre» de Moscou. «Est-ce que le régime de Poutine assassine ses ennemis par choix politique, est-ce simplement pour créer une atmosphère pessimiste de violence, ou bien est-il désormais un bouc-émissaire bien pratique?», se demande dans le quotidien russe le chercheur Mark Galeotti, qui tranche: «La réponse, bien entendu, est les trois».The Guardian, lui, regrette que «la mise en scène autour de Babchenko puisse contribuer à nourrir la propagande» de Moscou. «Kiev a peut-être empêché un assassinat, écrit le journal, mais la prochaine fois qu’un critique du Kremlin sera tué, la première question va être: est-il vraiment mort?».

 

Aux Etats-Unis, le durcissement de la lutte contre l’immigration a une conséquence très décriée.

Depuis le mois d’avril, les autorités fédérales procèdent à la séparation, au moment de l’arrestation des clandestins, des parents et de leurs enfants - un procédé qui indigne une partie de l’opinion de l’opinion et de la presse américaine, comme en témoigne le dessin de Tom Toles pour The Washington Post, qui montre Donald Trump en pleine opération «tough love», autrement dit «qui aime bien châtie bien», envoyant une carte à un enfant séparé de sa mère: «Cher enfant de la frontière, ta maman te manque? C’est dur. Avec tout mon amour», signé Donald Trump. «Et si on recourait à la «tolérance zéro» à l’égard des comportements cruels et pervers?», propose le dessinateur dans le coin de l’image. Alors que la presse américaine fait état d’enfants de clandestins portés disparus, ou dont les parents se retrouvent sans aucune nouvelle – Mike Thompson ironise dans le Detroit Free Press sur les «priorités» de la nation américaine. «Le gouvernement a vraiment des priorités foireuses», s’agace le lecteur d’un journal faisant état de la disparition de 1500 enfants - une info qui est loin, toutefois, de le faire tomber de son fauteuil, contrairement à la nouvelle de la fin de la série «Roseanne», annulée à cause d’un tweet raciste de sa principale actrice, Roseanne Barr.

 

Du côté de la presse française, il est beaucoup question, ce matin, de terrorisme en Afrique. Le Figaro s’est penché sur la situation dans le nord du Mozambique, cette ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’est, au sud de la Tanzanie - une région qui regorge de pétrole et où un groupe djihadiste a signé plusieurs attaques. Baptisé «al-Shabab», le mouvement ne disposerait que de peu d'hommes, et n’aurait aucun lien avec la milice somalienne du même nom, d’après les autorités de Maputo, qui se seraient laissées surprendre par la poussée de l'islam radical dans ce pays majoritairement chrétien, selon Le Figaro. Dans une tribune publiée par Libération, Marc-Antoine Pérouse de Montclos, l’auteur de «L’Afrique, nouvelle frontière du djihad?», s’inquiète, lui, de l’échec des coalitions antiterroristes à combattre efficacement cette poussée islamiste dans l’ensemble de l’Afrique, et à gagner la confiance des populations locales. «On présente la lutte antiterroriste comme un moyen de sauver des vies et de stabiliser une région, mais, en réalité, on se rend compte que sur le terrain, ces forces armées perpétuent le cycle de la déstabilisation», critique-t-il. Selon lui, l’intervention française au Sahel et au Mali serait, pour ces raisons, «vouée à l’échec».

 

Une bonne nouvelle, enfin, pour tous ceux qui portent des lunettes. D’après The Guardian, une étude menée par des chercheurs de l’université d’Edimbourg réussi à démontrerait que le fait d’avoir des binocles prouve que l’on est plus intelligent - ou plus précisément, que les gens intelligents ont 30% de plus d’avoir des problèmes de vue, tels que la myopie…

 

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