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Venezuela : Maduro libère 40 prisonniers politiques

Le général à la retraite Angel Omar Vivas, l'un des prisonniers politiques libérés le 1er juin au Venezuela.
Le général à la retraite Angel Omar Vivas, l'un des prisonniers politiques libérés le 1er juin au Venezuela. Juan Barreto, AFP

Sous pression internationale depuis sa réélection contestée, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a fait libérer vendredi quarante prisonniers, dont de nombreux opposants politiques. Certains restent sous étroite surveillance.

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Quarante détenus accusés de délits politiques, pour l'essentiel des opposants au président du Venezuela, Nicolas Maduro, ont été libérés vendredi 1er juin sur décision du chef de l'État, ont annoncé les autorités. Cette mesure intervient alors que Nicolas Maduro subit une forte pression internationale après son élection contestée à un nouveau mandat présidentiel.

Selon la présidente de l'Assemblée constituante, Delcy Rodriguez, d’autres libérations pourraient suivre. "Vous êtes le premier groupe à bénéficier de ces mesures. Dans les prochaines heures, le pays connaîtra les autres groupes", a-t-elle déclaré aux prisonniers libérés lors d'une cérémonie officielle. Une information confirmée par le procureur général Tarek William Saab, qui a lui aussi indiqué que de nouvelles libérations devaient intervenir samedi et dans les prochains jours.

"Nous devons résoudre nos divergences sans aucune sorte d'ingérence ou d'intervention", a ajouté Delcy Rodriguez devant ces opposants, plaidant ainsi pour que la crise politique vénézuélienne soit résolue en interne et sans pression étrangère.

"Politique de pacification"

Nicolas Maduro a déclaré que la mesure de vendredi était la mise en œuvre d'une politique d'apaisement qu'il souhaite poursuivre. Mais il a en même temps adressé un avertissement à ceux qui voudraient "conspirer" contre le pouvoir.

"Un premier groupe a bénéficié de cette politique de pacification que je veux mener au niveau le plus large", a-t-il précisé lors d'une réunion au palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. Il a indiqué qu'il s'agissait d'"un message de paix et de bonne volonté".

Libres mais étroitement surveillés

Parmi les personnes libérées vendredi figure Daniel Ceballos, 34 ans, ancien maire de San Cristobal, dans l'ouest du Venezuela, qui avait été arrêté en mars 2014 lors de protestations contre le chef de l'État.

L'ex-élu devra néanmoins se présenter aux autorités tous les mois, et il lui est interdit de quitter le Venezuela et de s'exprimer sur les réseaux sociaux, a précisé le président de la Cour suprême, Maikel Moreno. Les régimes de remise en liberté varient en fonction du profil des anciens détenus, a-t-il ajouté.

>> À lire : Le Venezuela libère un Américain emprisonné depuis deux ans

La semaine dernière, quatorze manifestants incarcérés depuis avril avaient été libérés, selon une ONG, au lendemain de la prestation de serment pour un deuxième mandat de Nicolas Maduro, dont la réélection le 20 mai est très contestée par la communauté internationale.

Selon l'ONG Foro Penal, le Venezuela compte quelque 350 "prisonniers politiques", ce que le gouvernement socialiste dément.

Avec AFP

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