Pénicaud: le gouvernement ne joue pas de match "contre les syndicats"

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Paris (AFP)

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré lundi que le gouvernement ne jouait pas un match "contre les syndicats", dont "on a besoin", mais "contre le chômage", même si avec les syndicats, "on n'est pas d'accord sur tout".

Interrogée sur CNews sur une "première manche" qu'aurait gagnée le président Emmanuel Macron contre les syndicats, la ministre a jugé cela "aberrant". "Le match n'est pas contre les syndicats. On a besoin de syndicats dans ce pays pour représenter les travailleurs. Le match est contre le chômage et contre l'état de la France", a-t-elle dit.

A ce sujet, le gouvernement "a commencé à gagner des premiers points", avec "quelques sets gagnés", mais "on n'est pas à la fin du tournoi", a-t-elle souligné, car "il faut plus d'emplois" et que la France "se redresse".

"On a besoin de corps intermédiaires", a insisté Muriel Pénicaud, mais qu'il s'agisse du patronat ou des syndicats, ils sont "comme l'Etat, comme les régions", "au service de quelque chose de plus grand".

Alors que le numéro un de la CFDT Laurent Berger a jugé samedi "très inquiétant" le bilan des ordonnances en matière de dialogue social, dans une tribune pour le Huffington Post, et que le congrès de la CFDT s'ouvre ce lundi à Rennes, la ministre a reconnu ne pas être "forcément d'accord sur tout" avec ce "grand leader réformiste et engagé".

"La représentation nationale a un point de vue, le gouvernement a un point de vue, les partenaires sociaux ont un point de vue", a poursuivi la ministre, en jugeant "normal" et "sain" qu'"en démocratie", "on ne soit pas toujours d'accord".