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Dans la presse

"La hiérarchie française des actes de bravoure"

France 24

Dans la presse, ce lundi 4 juin, le naufrage, ce week-end, d’un bateau transportant des clandestins en Méditerranée. Des manifestations contre les hausses d’impôt en Jordanie. Une rencontre Assad/ Kim ? Et la «hiérarchie des actes de bravoure» en France.

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Dans la presse, ce matin, le naufrage, ce week-end, en Méditerranée, d’un bateau transportant des migrants, tunisiens pour la plupart. Au moins 48 d’entre eux ont trouvé la mort.

Ce nouveau naufrage est évoqué par le site tunisien Babnet, qui résume ainsi le dilemme de nombreux Tunisiens: «finir mangés par les requins, ou par les gros poissons de la politique». D’après le site, les hommes et les femmes qui ont tenté - en vain - leur chance en Europe sont partis car ils n’avaient pas d’espoir, chez eux. La faute, selon Babnet, à la classe politique tunisienne, accusée de ne pas se préoccuper des conditions de vie des Tunisiens, confrontés au chômage de masse et à la baisse de leur pouvoir d’achat – à une pauvreté qui les pousse à s’exiler - au point de devenir, depuis le début de l’année, la deuxième nationalité à débarquer en Italie – alors qu’ils étaient à la huitième place l’année dernière.

En Jordanie, des milliers de manifestants se rassemblent depuis cinq jours dans tout le pays, notamment dans la capitale, Amman, pour protester contre les augmentations d’impôt décidées par le gouvernement. Les manifestants réclament sa démission – comme en témoigne ce dessin publié par le quotidien panarabe de Londres Al Araby Al Jadeed, qui montre le Premier ministre sur le point de se noyer. Hani Mulki et son gouvernement sont accusés de s’accrocher coûte que coûte à leur projet de hausse d’impôts, et d'être soumis aux institutions financières, en particulier au Fonds monétaire international. Le site de nos confrères de RFI, rapporte toutefois que si «beaucoup (de Jordaniens) sont descendus dans les rues pour protester, d’autres ont gardé leur colère pour eux», inquiets du «chaos syrien tout proche», conscients du «destin tragique de la Syrie», dont l’exemple dissuaderait beaucoup d’entre eux «d’exprimer leurs véritables sentiments vis-à-vis du pouvoir en place».

 

La Syrie de Bachar Al-Assad, dont les médias nord-coréens ont annoncé une rencontre, en Corée du nord, avec Kim Jong-un. D’après The New York Times, qui précise que cette annonce n’a pas encore été confirmée par la Syrie, ce projet montrerait que Kim Jong-un «continue de chercher à nouer des liens avec les adversaires des Etats-Unis, tout en courtisant le président Trump». «Si Bachar Al-Assad décidait de se rendre à Pyongyang, il serait le premier dirigeant étranger à y être accueilli par le dirigeant nord-coréen», relève le quotidien américain, qui note que les deux hommes ont «beaucoup de choses en commun», notamment le fait qu’ils sont tous deux «héritiers de dynasties familiales ayant longtemps exprimé leur mépris du système international, avec l’argument que ce système est biaisé et favorable à leurs ennemis», et qu’ils ont «un intérêt partagé pour le développement d’armes puissantes». Bachar Al-Assad Assad aurait toutefois peu d’avantages à tirer d’une telle visite, d’après Asharq Al Awsat. «Le président syrien tente de monter sur le bateau de Kim Jong-un pour échapper à l’isolement international, mais on voit mal comment le camarade Kim, qui a déjà bien du mal à se sauver lui-même, pourrait lui venir en aise», écrit en substance le quotidien panarabe basé à Londres.

Encore une histoire de bateaux. En France, Anticor a déposé plainte, vendredi, contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, pour «prise illégale d’intérêts» et «trafic d’influence», en raison de ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC. D’après Le Monde, l’association de lutte contre la corruption s’appuie sur les révélations du site d’information <span><span>Mediapart</span></span>, qui adévoilé au début du mois de mai une information qui aurait été tenue secrète jusqu’alors: le fait qu’Alexis Kohler est lié aux Aponte, la famille italienne propriétaire de la société MSC – pour laquelle l’actuel secrétaire général de l’Elysée a d’ailleurs travaillé qq mois en tant que directeur financier, après avoir provisoirement quitté le service de l’Etat en août 2016. Le Monde rappelle que l’entreprise MSC «n’est pas tout à fait un groupe comme un autre» pour l’Etat français, puisqu’elle devenue le client principal – et certaines années, unique – des derniers grands chantiers navals français de Saint-Nazaire - des chantiers historiques dont l’Etat a tout fait, depuis des années, pour éviter d’abord la disparition, puis le passage sous un complet contrôle italien. Alexis Kohler est-il intervenu dans ces tractations? A-t-il, depuis Bercy, favorisé l’entreprise de sa famille? Ces deux interrogations «se trouvent au centre de la plainte d’Anticor», selon Le Monde.

Le Monde revient aussi sur le parcours d’un Tunisien sans-papiers de 25 ans, aujourd’hui menacé d’expulsion du territoire français. Quelques jours après l’acte de courage de Mamoudu Gassama, ce sans-papier malien qui a vu sa situation régularisée par l’Elysée, en récompense du sauvetage d’un enfant, le journal s’interroge sur «la hiérarchie des actes de bravoure» en France. Le 10 avril 2015, raconte le journal, Aymen, un Tunisien arrivé en France en 2013, a sauvé deux enfants enfermés dans un appartement en flammes, en banlieue parisienne. Mais aujourd’hui, il se retrouve sous le coup d’un refus de séjour et d’une obligation de quitter le territoire français. «Faut-il considérer que sauver un bébé en escaladant un immeuble est plus héroïque que braver les flammes pour sauver deux enfanots? Quelle malchance de ne pas avoir été filmé», a réagi son avocate.  

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