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Chine, Russie, Iran : le sommet de l'OCS veut changer la donne face à l'Occident

Le président iranien Hassan iranien à son arrivée à l'aéroport de Qingdao, dans l'est de la Chine, le 8 juin 2018
Le président iranien Hassan iranien à son arrivée à l'aéroport de Qingdao, dans l'est de la Chine, le 8 juin 2018 Wang Zhao, Pool AFP

Sur fond de tensions au G7 entre les États-unis et ses partenaires occidentaux, la Russie, la Chine et l'Iran se réunissent lors d'un sommet commun dans l'est de la Chine.

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Le timing n’a peut-être pas été choisi au hasard. En plein G7, qui réunit à Toronto plusieurs grandes puissances européennes, ainsi que le Canada, les États-Unis et le Japon, les chefs d’État russe, iranien et chinois ont pour leur part décidé de se retrouver lors d’un sommet organisé dans l’est de la Chine, dans la grande ville côtière de Qingdao. Le Premier ministre indien, Narendra Modi se rendra également sur place.

Le sommet est organisé par l’Organisation de coopération de Shanghai, qui, outre la Chine et la Russie, réunit plusieurs pays d'Asie centrale et du Sud. Lancée en 2001, l’OCS, chargée principalement de résoudre des questions frontalières, a vu au fil des années son rôle s’élargir et vise notamment à contrecarrer l’influence des États-Unis et de l’OTAN.

Il intervient dans un contexte de tensions commerciales sino-américaines, et après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Le président iranien Hassan Rohani a d’ailleurs été convié à la rencontre, même si la question du nucléaire iranien ne figure pas directement à l’ordre du jour.

L'enjeu du nucléaire iranien

La Russie et la Chine sont signataires, aux côtés des États-Unis, de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, de l'accord de 2015 par lequel Téhéran acceptait de limiter ses activités nucléaires en échange d'un allègement des sanctions internationales. Mais le récent retrait de Washington de l’accord pousse Téhéran à s’assurer l'appui des autres signataires, et notamment de la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, afin de maintenir à flot son économie. Hassan Rohani est le deuxième président iranien à assister à un sommet de l'Organisation de Shanghai, où l'Iran n'a qu'un statut d'observateur.

La Chine devrait, de son côté, profiter du sommet pour pousser son grand projet d'infrastructures des "Nouvelles routes de la soie", à l'heure où le géant asiatique reste sous la menace de sanctions douanières américaines, prélude à une possible guerre commerciale.

Avec AFP

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