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Les Taliban acceptent un cessez-le-feu pour la fin du ramadan, une première depuis 2001

Un soldat afghan montant la garde lors de combats avec les talibans dans la province d'Helmand, le 22 juillet 2017
Un soldat afghan montant la garde lors de combats avec les talibans dans la province d'Helmand, le 22 juillet 2017 Noor Mohamamd, AFP

C'est une première depuis 2001. Les Taliban ont annoncé plusieurs jours de trêve avec les forces afghanes, à l'occasion de la fin du ramadan. Le prélude à un futur accord politique avec le gouvernement afghan ?

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Les Taliban ont annoncé samedi 9 juin trois jours de cessez-le-feu avec les forces afghanes, pour la fin du ramadan, une première depuis 2001, qui intervient deux jours après l'annonce d'un cessez-le-feu unilatéral par le président afghan Ashraf Ghani.

Les Taliban ont toutefois ajouté, dans un communiqué diffusé via l'application WhatsApp, qu'ils continueraient leurs opérations contre les "forces occupantes" étrangères dans le pays et qu'ils se défendraient "avec virulence" s'ils sont attaqués.

C'est la première fois depuis 17 ans et l'intervention d'une coalition internationale menée par les États-Unis qui les avait chassés du pouvoir que les Taliban décrètent un quelconque cessez-le-feu.

"Tous les moujahidines ont pour ordre de cesser les opérations offensives contre les forces afghanes durant les trois premiers jours de l'Aïd-el-fitr", qui devrait commencer en fin de semaine prochaine. Mais s'ils "sont attaqués, ils se défendront", ont-ils poursuivi.

Vers de futurs pourparlers de paix ?

Jeudi, le président afghan Ashraf Ghani, dont les offres de paix sont restées jusqu'à présent sans réponse, avait annoncé un cessez-le-feu unilatéral avec les Taliban mais pas avec le groupe État islamique. Le général américain John Nicholson, commandant des forces de l'Otan en Afghanistan dont les Américains constituent la majorité, avait également annoncé que celles-ci "honoreraient" la trêve, de laquelle était exclue "la lutte anti-terroriste".

Ashraf Ghani avait expliqué que son offre de cessez-le-feu, inédite à l'occasion d'une fête religieuse, était consécutive "à la fatwa historique des oulémas afghans", qui ont décrété lundi le terrorisme contraire à l'islam. En effet, 3 000 oulémas de tout le pays se sont réunis pour publier une fatwa déclarant les attaques-suicide "haram" (interdites) et recommandant un cessez-le-feu aux belligérants.

Ce cessez-le feu marque-t-il un nouveau réchauffement entre les Taliban et le pouvoir afghan ? Fin février, lors d'une conférence régionale, le président Ghani a proposé des pourparlers de paix aux Taliban, qui pourraient devenir un parti politique s'ils acceptent un cessez-le-feu et reconnaissent la Constitution de 2004. Des négociations secrètes seraient en cours, mais les Taliban n’ont pas répondu officiellement.

Depuis le début du ramadan, plusieurs attentats meurtriers des talibans ont visé en priorité forces de sécurité, police et armée. Et quelques heures avant le cessez-le-feu temporaire, les Taliban ont attaqué une base militaire dans l'ouest du pays, tuant 17 soldats afghans, selon plusieurs reponsables locaux.

Avec AFP

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