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Trois morts dans de nouvelles violences politiques au Nicaragua

Des proches de victimes tués dans des affrontements au Nicaragua demandent justice à Managua, le 7 juin 2018
Des proches de victimes tués dans des affrontements au Nicaragua demandent justice à Managua, le 7 juin 2018 Diana Ulloa, AFP

Au Nicaragua, les affrontements entre la police et des opposants au président Daniel Ortega ont déjà fait 137 morts en moins de deux mois. Les violences se poursuivent dans le pays, qui ont trois nouvelles victimes samedi.

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Au moins trois personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles violences au Nicaragua, ont annoncé samedi 9 juin deux ONG, portant le bilan à au moins 137 morts depuis le début des manifestations contre le président Daniel Ortega, le 18 avril dernier

Le Centre nicaraguayen des droits de l'Homme (Cenidh) a déclaré à l'AFP que deux nouvelles personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi, une à Jinotega (nord), un jeune homme mort lors d'une offensive contre des manifestants qui gardaient une barricade, et une autre dans la capitale Managua.

Quelques heures après la publication de ce bilan, une deuxième ONG faisait état d'une autre personne décédée, cette fois à Masaya (ouest), épicentre des violences et théâtre d'intenses combats samedi.

Daniel Ortega fortement contesté

Cette vague de contestation sans précédent contre le héros de la révolution sandiniste, qui avait renversé la dictature en 1979, a été déclenchée par une réforme des retraites abandonnée depuis, mais qui a vite tourné à un mouvement général de rejet l'encontre de Daniel Ortega.

À la tête du pays depuis 2007, après un premier passage de 1979 à 1990, il est accusé de brider les libertés et de confisquer le pouvoir. De son côté, il dénonce une "conspiration de l'opposition" visant à le renverser. L'opposition réclame notamment une présidentielle anticipée, avant l'échéance prévue de 2021, et le remplacement des membres du Tribunal électoral acquis au pouvoir.

Les protestataires bloquent depuis plusieurs semaines les rues des grandes villes ainsi que plusieurs axes routiers importants, tel que celui reliant la capitale, Managua, à la ville de Masaya (30 km au sud), ciblée par de nombreux saccages, attaques et incendies perpétrées par la police et des civils armés.

La pression s'est accentuée jeudi 7 juin sur son gouvernement avec l'annonce par Washington de sanctions diplomatiques contre des responsables de la police et de certaines municipalités ainsi qu'un cadre du ministère de la Santé pour des violations des droits de l'Homme et un travail de "sape de la démocratie".

Le même jour, la Conférence épiscopale du Nicaragua, médiateur du conflit, avait tenté une sortie de crise en présentant une proposition au président Ortega, qui a demandé aux évêques "une période de réflexion" pour donner une réponse. En attendant, les violences dans le pays se poursuivent.

Avec AFP

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