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Rejeté par l'Italie et Malte, le navire de migrants Aquarius va accoster en Espagne

'L'Aquarius', bateau humanitaire de Médecins sans frontières, sur la Méditerranée, en mai 2018.
'L'Aquarius', bateau humanitaire de Médecins sans frontières, sur la Méditerranée, en mai 2018. Louise Gouliamaki, AFP

L'Espagne a accepté, lundi, d'accueillir le navire transportant les 629 migrants secourus au large de la Libye, dont le sort était l'enjeu d'un bras de fer entre Malte et l'Italie, qui ont décidé tous deux de fermer leurs ports.

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L'Espagne va prendre en charge le navire humanitaire Aquarius qui transporte plus de 600 migrants en Méditerranée, après le refus de l'Italie et de Malte de l'accueillir, a annoncé lundi 11 juin le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez.

L'Aquarius est autorisé à gagner le port de Valence, sur la côte est de l'Espagne, ont précisé les services du président du gouvernement. L'Aquarius, navire affrété par l'ONG SOS Méditerranée et immatriculé à Gibraltar, se trouve actuellement dans les eaux internationales entre l'Italie et Malte avec à son bord 629 migrants dont 123 mineurs non accompagnés, onze autres enfants et sept femmes enceintes.

Le gouvernement italien a refusé dimanche qu'il accoste dans un de ses ports et a demandé à Malte de l'accueillir. "Malte ne reçoit personne, la France refoule les gens à la frontière, l'Espagne défend ses frontières avec des armes. À partir d'aujourd'hui, l'Italie commencera aussi à dire non à la traite des êtres humains, non à l'immigration clandestine", a écrit dimanche sur Facebook Matteo Salvini, le ministre italien de l'Intérieur issu de la Ligue, un parti d'extrême droite.

>> À lire : Le message aux migrants du ministre de l'Intérieur italien"

Plus de 600 000 migrants ont atteint l'Italie par bateau depuis 2013. Les arrivées ont reculé de 85 % depuis le début de l'année grâce aux accords conclus par le gouvernement italien précédent pour empêcher les départs des côtes libyennes mais les sauvetages se sont à nouveau multipliés ces derniers jours.

"Sauver des vies en mer est un devoir, mais transformer l'Italie en un énorme camp de réfugiés n'en est pas un", a renchéri lundi Matteo Salvini. "L'Italie a fini de courber la tête et d'obéir. Cette fois, il y a quelqu'un qui dit non."

Avec AFP et Reuters

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