Mondial-2018: première journée russe pour les Bleus: les choses sérieuses commencent

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Istra (Russie) (AFP)

Les Bleus aux jambes lourdes samedi contre les Etats-Unis (1-1) voulaient retrouver de la fraîcheur, et ils en ont trouvé lundi pour la première journée de l'équipe de France en Russie, désormais lancée dans l'aventure de la Coupe du monde.

"Ça doit commencer, les choses sérieuses... même si on a été très sérieux avant", avait lancé Didier Deschamps juste avant d'embarquer dimanche à Bron en banlieue lyonnaise, selon des images diffusées lundi par la Fédération (FFF).

La préparation en France, jalonnée de trois matches amicaux (Irlande 2-0, Italie 3-1 et donc USA 1-1) et d'une charge de travail physique importante, c'est terminé: la prochaine étape, c'est l'entrée en lice dans la compétition suprême face à l'Australie, samedi à Kazan.

Un adversaire supposé le plus faible du groupe, avant d'affronter le Pérou et le Danemark, mais à ne pas négliger pour autant: les Socceroos viennent de battre la République tchèque 4-0 et la Hongrie chez elle 2-1. Et en mars, ils avaient neutralisé la Colombie (0-0), qui venait de s'imposer 3-2 au Stade de France...

D'ici là, les Bleus vont axer leurs séances d'entraînement sur "l'explosivité et la vitesse", comme l'avait avancé Deschamps en fin de semaine dernière. Et cela se fera dans un climat favorable au foot.

- Finitions au terrain d'entraînement -

Car c'est dans les frimas de l'oblast (district) de Moscou que l'équipe de France a pris possession dimanche de ses nouvelles pénates, à l'hôtel Hilton Garden Inn Moscow New Riga, dans la bourgade de Kostrovo, près d'Istra.

Les joueurs ont découvert leurs chambres, qui présentent sur la porte d'entrée leur portrait peinturluré. Et chacun a eu droit à une poupée russe à son effigie... plus ou moins: Djibril Sidibé a lui trouvé que la sienne ressemblait plutôt à son ex-coéquipier monégasque, le milieu brésilien Fabinho.

Les Bleus ont eu droit à une réunion d'information lundi matin et une séance photo. Ils devaient s'élancer pour la première fois sur leur terrain d'entraînement de Glebovets à 16 heures françaises.

Posté au coeur d'une forêt dense, parsemée de hameaux aux maisonnettes souvent en bois, ce terrain entouré de bâches blanches est protégé par une forte présence policière et un portique de sécurité.

Dans l'enceinte, où l'AFP a pu pénétrer, se trouve une tribune de 785 places sur un côté. Le vestiaire est en face. Des pancartes aux couleurs de la FFF ont été apposées à l'intérieur. Les casiers sont noirs et les bancs rouges. Au centre se tient une table où est représenté un terrain de foot. Et un sac de ballons au sol attendait les joueurs.

On s'affairait encore aux dernières finitions en fin de matinée: balayage de la ruelle d'accès, tonte de la pelouse, déballage de leur plastique des cages de but d'appoint...

- Quelques incertitudes -

Avant la première séance d'entraînement, Didier Deschamps devait donner sa première conférence de presse à Istra, dans un centre de conférences accolé au monastère de la Nouvelle Jérusalem, fondé au XVIIe siècle.

Il avait levé le voile dimanche sur TF1 sur son onze de départ au Tatarstan, avec une titularisation "fort probable" de Paul Pogba, auteur d'un bon match contre les Américains après une prestation bien plus terne face aux Italiens.

Mais la "Pioche" devra confirmer, comme le dit à l'AFP Rolland Courbis, consultant sur RMC: "Comme d'habitude, il faut qu'il règle rapidement son problème d'irrégularité pour la suite de sa carrière. On ne peut pas passer de 2/20 à 18/20 sur le même mois, ou à un quart d'heure d'intervalle dans un même match!"

La question se porte désormais sur un autre cadre de l'entrejeu, Blaise Matuidi, concurrencé par Corentin Tolisso. Mais aussi sur Olivier Giroud, menacé par Ousmane Dembélé: peu à son avantage samedi, l'avant-centre s'est fait poser six points de suture à la tête, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour son jeu aérien, l'un de ses points forts...

Et de manière plus diffuse, "DD" a le choix chez les latéraux, entre les titulaires habituels, les offensifs Benjamin Mendy et Sidibé (coupable samedi sur le but américain), et les plus défensifs Lucas Hernandez et Benjamin Pavard. Il faut que la défense rassure: c'est surtout en étant étanches que les Bleus avaient décroché le Graal en 1998.